Et là, je lui ai dit : si on habitait ensemble ? Sur le ton de la blague, évidemment.

Ces derniers temps, je découvre que j’ai un petit côté Dr Love de magazines féminins (la classe totale) qui n’est pas pour me déplaire. Non pas que je sois experte en la matière, (non, ce n’est pas le moment de balancer tous mes défauts de fille en couple dans les commentaires), c’est plutôt qu’avec ce blog, je traque en permanence LA petite phrase choc dans les conversations de mes amis, et ce dans l’unique but d’écrire des articles dont la désopilance n’aurait d’égale que la cocasserie. (Je le redis, hein, parce que tout le monde n’avait pas compris : dans ce blog, on part de phrases lues ou entendues pour digresser à cœur joie écrire des articles de fonds et de société). Et c’est là que je me suis aperçue qu’en fait, mes amis

1)   ne disent jamais d’énormité totale, du moins pas suffisamment énorme pour en faire un article. Ou alors, c’est qu’ils sont soûls (et comme moi aussi, j’ai l’impression sur le moment que leur conversation de bourré est éclairante)

2)   ne parlent que d’amour (ou de cul)

Voilà donc plusieurs semaines que je guette la phrase drôle, le calembour, la citation juste, la révélation syntaxique dans toutes les discussions à ma portée d’oreille. Bref. Comme vous l’avez probablement remarqué, voilà également plusieurs semaines que je suis obligée de me rabattre sur les phrases de la page d’accueil de yahoo parce que mes amis ne sont pas très doués en matière de phrases – contrairement à ceux de My Fair Lady, qui l’abreuvent de truculentes phrasettes à chaque fois qu’elle boit un punch avec eux. Franchement, je suis jalouse.

Heureusement, l’un de mes amis a récemment daigné relever le niveau. Lire la suite « Et là, je lui ai dit : si on habitait ensemble ? Sur le ton de la blague, évidemment. »

“Excusez-moi, est-ce que je peux vous acheter une cigarette?”

C’est vrai, voilà des lustres que je n’ai pas posté. Mais en fait 1) je suis une indécrottable flemmearde et n’écrirai des articles quotidiennent que lorsque je sera payée pour (c’est-à-dire jamais) (pour m’envoyer des dons :  elleestsifragile@gmail.com 2) J’ai arrêté de fumer – j’ai aussi arrêté d’être aimable, douce, rationnelle avec la nourriture. Je n’ai pas le temps d’écrire, je suis bien trop occupée à être infecte et à mastiquer des nicorettes immondes du matin au soir. Je focalise également sur TOUS les fumeurs dans la rue, inhalant leur fumée dans leur sillage (en pestant contre eux). Sinon ça-va-je-le vis-bien-merci. A dire vrai, je n’en vois qu’un avantage à cet arrêt: ne plus me faire taxer dans la rue. Car étant par nature bonne poire, je ne refusais quasiment jamais une cigarette, sauf après de longues années de combat avec moi-même où je parvenais à m’enfuir en courant dès qu’un taxeur faisait son apparition. J’ai donc acquis une forte compétence en repérage de taxeurs qui ne me sert désormais plus à rien.

Amis fumeurs, j’imagine vous avez tous vécu cette expérience : vous vous baladez tranquille pépère dans la rue, la fleur au fusil, l’esprit serein, en chantonnant “Jeanneton prend sa fossile, larirette, larireeettte ». Là, une personne à l’air aimable, un peu embarrassée peut-être, s’approche et bredouille “Excusez-moi, pourrais-je vous acheter une cigarette?” Vous l’arrêtez d’un geste, lui tendez une clope et refusez d’un sourire la pièce de 50 cents qui vous est proposée. “Non, non, merci, ce n’est pas la peine” affirmez-vous d’un air rieur. Et vous repartez content de vous : vous n’êtes pas une personne vénale, vous êtes aimable autant que généreux. Certes, le prix du tabac a augmenté et bon, fumer ou manger de la viande, il faut choisir, mais voilà : vous êtes un bon samaritain. On ne vous achètera pas une cigarette, vous préférez la donner, c’est tout vous ça.

Notons tout de même que quelques heures auparavant, à l’arrêt de bus ou devant la boulangerie, vous avez totalement snobé le SDF qui braillait “EeeehhEEh…. T’as pas une cigarette?” De manière générale, par habitude, à moins vraiment d’une exception (fille super-bonne, homme particulièrement affable), vous refusez de donner des clopes aux inconnus. Entre les potes qui vous tapent et votre (grosse) consommation, vous ne pouvez pas vous permettre de distribuer vos cigarettes dans la rue.  Sauf si on vous propose de vous les acheter.

Amis fumeurs, sachez que vous venez de vous faire manipuler… Lire la suite « “Excusez-moi, est-ce que je peux vous acheter une cigarette?” »

“Etre un homme 2010, c’est quoi? Ca dépend où.”

(Bon, tout d’abord, soit, le temps que l’on met à publier des articles est un peu longuet. Mais ce n’est pas vraiment de notre faute. Moi c’est la faute d’une lettre de motivation qui a refusé de s’écrire toute seule et a fourbement éteint mon réveil tous les matins. Et Emma Bovary, c’est de la faute des cigarettes qu’elle a arrêtées de fumer et qui se vengent en l’envoyant assister à des tables rondes au Conseil Régional. Eh oui, nous aussi, bien qu’ hilarantes et brillantes, avons parfois des VDM, comme tout le monde. Comme toi)

Ces jours-ci j’ai croisé beaucoup d’hommes, entendu beaucoup d’histoires, écouté pas mal de confidences.

Comme je suis une très mauvaise amie, et que je ne sais pas garder un secret, je vais tout raconter ici. Noms et photo inclus.

(j'emprunte cette très belle image à Minga, si ça pose un problème, pardon, je l'enlève)

Oh ça va, humooooouuuur.

En revanche, je vais dresser un petit inventaire honteusement subjectif de l’Homme Moderne (non, pas le catalogue de VPC) faisant ainsi contre-point à l’hymne féministe de Sardou (dont j’avais parlé ici pour ceux qui suivent pas) et cherchant à comprendre cette affirmation entendue récemment dans la bouche d’une femme: “C’est quoi “être un homme 2010”? Bah, ça dépend où!”

NB: pour donner un semblant de véracité scientifique à cet article, nous nous appuierons, outre nos cas personnels, sur les précieux sondages de linternaute ainsi que sur l’évolution picturale des cartes de Cluedo. (hé ouais) Lire la suite « “Etre un homme 2010, c’est quoi? Ca dépend où.” »

J’avais envie de lui dire: “Va raboter tes bottes!”

L’autre jour un de mes amis (un des seuls véritables bisounours vivants de notre monde capitaliste brutasse) me parlait d’une personne qu’il n’aimait pas (fait rare, puisque les bisounours, de par leur constitution, ne sont qu’Amour) et s’exclama ceci: “J’avais envie de lui dire: va raboter tes chaussures!”

(Il est ébéniste. Voilà pourquoi il emploie des verbes comme “raboter” dans ses insultes).

Ce type très beau, très intéressant, monstrueusement talentueux et imaginatif, sachant tout faire de ses mains (y compris des pâtes à se damner), d’une intelligence peu commune et très beau (oui je le dis deux fois, mais il est très beau faut dire)(non, je ne cherche pas à obtenir quoi que ce soit de lui; de toute façon il est en couple)(évidemment, sinon ceci serait un rêve et le réveil s’apprêterait à sonner impitoyablement 8:00 dans mon monde de célibataires moches et/ou névrosés) ce type donc, n’est pas du tout langue de pute (personne n’est parfait!). Pourtant, par cette petite phrase étrange, il a osé transgresser un des derniers tabous de notre monde civilisé: s’attaquer au physique de quelqu’un.

Oh non! C’est pas du jeu! Trop méchant, trop inzuste. Interdit. Attaquer le physique”, c’est le mal ultime!

 

On avait dit "pas le physique" les gars!

 

D’ailleurs si vous googueulisez “s’attaquer au physique” qu’est-ce qui apparaît?

– soit des réponses qui biaisent le sujet (“On s’attaque à la physique quantique!” (hu?). “Attaque de pokémon effets physiques” (hin?). “Attaque physique dans des jeux de rôles médiévaux!” (hum… no thanks))

– soit on atterrit direct sur des pages de méchants sans scrupules:

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