“T’es une de mes deux seules amies à être née sous une bonne étoile… et encore, l’autre, je ne la vois plus”.

L’autre jour j’ai discuté avec un astrologue à la retraite (tiens, je me demande s’il faut faire 41 annuités 1/2 de cotisation quand on travaille dans les forces occultes…) La discussion est partie du fait qu’un de mes amis et mon ex sont nés le même jour. Hasard ou coïncidence, il sont quelques névroses communes. Je n’aime pas les raccourcis (je ne suis pas pressée) donc je n’accuse pas les astres et les horoscopes mais j’ai été tout de même fort intriguée par les récits de l’astrologue (que j’appellerai Pr Pluton, histoire de théâtraliser un peu mon récit).

Pr Pluton, donc, m’a énoncé les grandes lignes du caractère des vierges. Et je dus bien constater que ça définissait assez bien ceux de ma connaissance. Alors je vois tout de suite venir les sceptiques et je précède votre contre-argument: non, le Professeur Pluton ne m’a pas dit d’énôôôrmes généralités dans lesquelles tout le monde aurait pu se reconnaître. C’est pour cela que je fus troublée (moi qui suis un roc de cartésianisme).

Moi, comme vous sûrement, dans mon quotidien, l’astrologie est un domaine qui n’a à peu près aucune place. Je lis machinalement mon horoscope dans 20 minutes et en été je m’extasie sur la grandeur la voie lactée en fumant une clope, c’est à peu près tout pour mon rapport avec les étoiles.

Pourtant, il y a quelques années, une dame (appelons-la Lady Cassiopée) m’avait analysé mon thème astral, et j’avais été assez bluffée du résultat. Et là encore, je précède les contre-arguments: 1. Elle ne me connaissait pas du tout. 2. elle n’énonçait pas d’énormes évidences genre “hum vous, My fair Lady, je vois que vous aimez les mots, que vous êtes assez caustique et que vous regardez des films avec Audrey Hepburn”. 3. C’était gratuit, donc je ne me suis pas forcée à la croire pour me convaincre que j’en avais eu pour mon pognon. 

Ainsi, vous serez heureux d’apprendre… Lire la suite « “T’es une de mes deux seules amies à être née sous une bonne étoile… et encore, l’autre, je ne la vois plus”. »

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« Ma vie de sale connasse parisienne »

Pendant que le monde tourne à toute berzingue, que le fondateur de Wikileaks est menacé de prison pour « sexe par surprise » (ceci constitue en effet un délit en Suède. Note pour plus tard : ne pas aller en Suède pour faire du sexe), que Cantona a raté la révolution contre les banques, que des petits malins ont trouvé comment faire du beatbox avec Google Translate ( ça ne marche qu’en Allemand, ne me demandez pas pourquoi)…

Pendant ce temps, donc, il nous arrive à My Fair Lady et moi-même de mener des discussions métaphysiques et existentielles sur nos vies, nos nombrils, nos petites personnes – un sujet bien plus intéressant, convenons-en. Ainsi, après une halte professionnelle en montagne savoyarde des plus ressourçantes, My Fair Lady m’avoua combien cette virée loin de la capitale lui avait été bénéfique – tout en concédant  » Je le sais bien, pourtant, que j’ai une vie de sale connasse parisienne« . (Notons d’ailleurs que cette phrase est révélatrice d’une auto-dérision rare. Eh ouais, je monte pas un blog avec n’importe qui moi).

Sur le coup, je me suis dit : « Ah marrant, moi je me considère pas comme une connasse parisienne ». C’est vrai quoi, d’abord je suis pas née à Paris mais dans une bourgade de 200 000 habitants. Je suis très proche de la nature et je connais tout des chemins terreux normands (j’ai fait pas mal d’équitation de 12 à 15 ans, et j’avais même des posters de chevaux dans ma chambre, avec prairies verdoyantes en toile de fond). On ne peut pas dire que je sois éloignée des vrais gens et de la vraie vie, j’ai même un cousin dealer de drogue actuellement incarcéré (que je n’ai jamais vu alors je sais pas trop si ça compte). Et surtout, surtout, je n’ai pas les ressources financières suffisantes pour être une parisienne de base, qui va à l’opéra comme vous et moi, pauvres hères, allons diner d’un falafel les soirs de fête. Je n’ai ni vison, ni escarpins Barbara Bui, ni d’apéro after-work prévu au Fouquet’s dans les prochains mois.

Et puis bon, en y repensant… On ne peut pas dire non plus que ma vie de freelance dans un loft du 10e arrondissement qui part en vacances 5 semaines par an ressemble à une immersion totale dans la vraie vie. Et ce n’est pas de lire en intégralité les témoignages sur rue 89 pendant que je déjeune d’un sandwich bio qui fait de moi l’Olivier Besancenot de la trentenaire parisienne. Et même si mon compte bancaire ne me permet pas de faire la maligne au Baron tous les samedis soirs, il faut se rendre à l’évidence : je suis une connasse parisienne de la pire espèce. Car, effet crise oblige, aujourd’hui, même avec un salaire pourrave, il est très facile de répondre aux critères de base de la connasse parisienne.

Mais en fait : qu’est ce qu’une Connasse Parisienne?

Connasse Parisienne au mieux de son entrain naturel

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« J’crois qu’il est amoureux de moi, parce que souvent, quand il me voit, il me tape. »

Suite de l’article précédente: vis ma vie en boum de CE2/CM1 (lisez donc l’article précédent, mes bons amis)(sauf si vous êtes danseur de salsa ou originaire de Versailles, auquel cas vous ne m’aimerez plus, ce qui sera fâcheux pour mon ego)

Donc. La semaine dernière la petite Catarina, 9 ans environ, me demanda conseil pour inviter le petit Léo à danser. (Pour savoir comment j’échouai pathétiquement à lancer un grand slow général parmi la marmaille et comment je réussis malgré moi à créer une petite émeute, c’est dans l’article précédent aussi). Le problème précis était qu’il s’enfuyait quand elle l’invitait “Et pourtant, m’expliqua-t-elle, je crois qu’il est amoureux de moi, parce que souvent, quand il me voit, il me tape. »

Avec une phrase comme celle-ci, je me devais de faire un article, vous comprenez.

Bon, j’annonce la couleur: non, je ne vais pas me lancer dans un article sur la violence faite au femmes. Il fait suffisamment froid comme ça en Europe, je ne vais pas vous geler le coeur. (Et puis mon article précédant commençant avec les paroles de La chenille, je me dois de rester dans un niveau de réflexion léger et printanier.)

Extrapolant un peu la phrase de Catarina, je propose comme thème au débat du jour:

Comment faire pour savoir si on plaît à quelqu’un?

Ouille. La dure et ardue question. Ouille en plein dans mon point faible. Ouille, le sujet auquel il y a autant de réponse que d’individus sur Terre, et même plus, si chacun adapte son comportement selon les rencontres, et pensant que chacun aura en moyenne 17 partenaires sexuels + 39 flirts + 132 rencontres ne menant à rien + 531 béguins restant anonymes – je retiens 2 qui font… Bon. Allons-y doucement…

Le problème de base, c’est l’interprétation
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Comment je dois faire pour que Léo il accepte de danser avec moi?

L’autre soir, je me suis retrouvée à une boum.

Pas une fête, une teuf, une soirée, une sauterie, une boîte, une flat-party, un cocktail-vernissage-branchouille-sa-race, non non: une BOUM. La moyenne d’âge était d’ approximativement 9 ans et 8 mois, ça buvait de la menthe à l’eau dans les coins, y avait des lumières roses über-kawaï, une vraie boule disco, et un Disque Joquet qui laissait systématiquement 8 secondes de blanc les morceaux (le temps de changer de CD, eject, enter, trouver le numéro de la piste, tout ça tout ça…). Bref, c’était comme dans mes souvenirs (mis à part le remplacement de feu Scatman par la bouchère Lady Gaga). Les rares adultes en présence étaient des quinquagénaires dépassés par l’hystérie ambiante qui fixaient le fond de leur gobelet de grenadine en espérant pouvoir se téléporter devant Thalassa avant 22h… et moi. L’adulte en jachère que je suis a atteint le zénith de la régression – ou touché le fond si vous voulez le dire méchamment. J’ai fait la ronde, j’ai bu un litre de menthe à l’eau, j’ai papoté dans les canapés avec mes copains de 9 ans, j’ai mis le feu sur Fatal Bazooka. J’ai même dansé la chenille.  En entier. Et en respectant les paroles, s’il vous plaît.

Parce que, oui, il y a des indications très précises dans La chenille, c’est pas juste une queue-leu-leu, bande de profanes.

Eux, ils ont bien suivi les paroles: je dis OUI

Bon, parce que je suis bonne, que j’aime la littérature et parce que, bien qu’étant une infecte citadine élitiste, je sais glorifier la culture populaire, je les partage avec vous:

(Au début c’est facile:) Lire la suite « Comment je dois faire pour que Léo il accepte de danser avec moi? »