Alors, heureuse?

L’autre jour, je me suis encore fait un de mes bons coups de godicherie. Je pensais qu’en écrivant noir sur blanche combien j’étais nulle pour repérer quand on me draguait (en l’occurrence dans cet article où je vous ai livré mon intime avec émotion), ça améliorerait un peu ma situation. Eh ben, c’est drôle: pas du tout.

L’autre jour, donc,  je me suis faite draguer et je n’ai rien vu. A ma décharge, je pensais que ce type était homosexuel (il portait une chemise lamée rouge)(et j’ai grandit dans le Marais, donc pour moi, l’Homme est a priori homosexuel, charge à eux de me prouver le contraire…). Donc que ce type me regarde avec ostentation en parlant de moi à son pote et en me pointant du doigt, je n’y ai pas trop fait gaffe (je me suis simplement dit qu’il était mal élevé). Quand le type est venu me dire “On se connaît, non?”, je n’ai pas pris ça pour une phrase d’approche minable (comme quoi écrire cet article ne m’a servi à rien non plus)(je vais finir par punaiser au mur mes propres articles, ça finira peut-être par rentrer). Je me suis dit qu’on devait vraiment se connaître et j’ai tout fait pour résoudre l’énigme. J’ai donc passé un quart d’heure à énumérer les lieux phares de ma biographie pour trouver où le jeune homme en question et moi aurions-nous pu nous rencontrer (“J’étais en maternelle rue des Petits Carreaux, ensuite j’ai fait mon lycée dans le 13ème, j’ai fait de la danse africaine à Chateaudun, j’ai passé quatre étés à Ars-en-Ré, j’ai appris le patin à glace à Avoriaz, j’emmenais mon chat chez le véto rue Caumartin, il s’appelait Noisette, non le chat, pas le véto, j’ai passé mon permis à Aulnay-sous-Bois… Et toi? Ah non, je connais pas Rouen, mais j’ai passé un week end à Reims l’année dernière, ça compte?”)
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« Quand je raconte mes vacances, elles ont toujours l’air merdiques »

Me voilà donc de retour dans notre froide grise riante capitale, après 3 semaines de vacances à l’autre bout du monde.

Oui. 3 Semaines.

En THAILANDE.

A partir de là, vous avez forcément l’eau à la bouche (ou bien vous me détestez cordialement, tout dépend du laps de temps qui vous sépare de vos dernières vacances). Sans doute êtes-vous avides de photos indécentes avec soleil, lagons bleus et ailerons de requin en toile de fond; et plus encore d’anecdotes truculentes impliquant malentendus en anglais, trains qui n’arrivent jamais, serpents tapis au fond de temples en ruines, afin d’avoir deux ou trois images en tête la prochaine fois que vous irez, ivres morts à 4h du mat, sur last-minute.com – histoire de ne pas choisir n’importe quelle destination au hasard. (Enfin, c’est comme ça que je m’étais retrouvée à partir en Roumanie 3 semaines en plein mois d’août, mais c’est une autre histoire).

Merci last-minute.com pour ces super vacances à Bucarest!

Primo, je ne vous abreuverai pas de photos magnifiques. Parce que je suis nulle en photos de vacances. Lire la suite « « Quand je raconte mes vacances, elles ont toujours l’air merdiques » »

Le Trivial Pursuit c’est comme la vie, mais en plus dur.

Après mon retentissant Cluedo de l’homme moderne et puisque les fêtes de fin d’années encore proches m’ont offert de grands moments de ludisme, je propose de se pencher sur ce best-seller du jeu de société qu’est le Trivial Pursuit.
Bon, d’abord, j’annonce la couleur: le Trivial Pursuit et moi c’est une passion amoureuse. Comme toute passion, notre relation comprend une petite part de haine, parfois un agacement gigantesque, une possessivité outrancière et un attachement ayant “des raisons que la raison ne connait poînt” (Blaise Pascal, les Pensées, 1670, fromage marron). Le TP met fait passer du rire aux larmes. Le TP me procurerait des petits orgasmes si je n’y jouais pas en famille dans le salon de ma grand-mère.
Mais contrairement à d’autres passions, mon histoire avec le Trivial résiste au temps (ma relation fusionnelle avec ma K7 d’Ace of Base, par exemple, n’a, elle, jamais résisté à mon passage au collège).

Une lichette d’Histoire (fromage jaune)

Parce qu’Elleestsifragile est aussi un blog pédagogique permettant d’avancer sur le chemin de la connaissance, sachez que le TP, jeu canadzien créé en 1979 et il s’appelait à l’origine « Quelques arpents de pièges ». M’est d’avis qu’ils ont bien fait de changer. Comme le Time’s up. Vous connaissez ce jeu sympa qu’on sort dans les soirées entre amis citadins depuis 3 ou 4 ans? Et bien, à l’origine, c’est un jeu séculaire appelé “le saladier lorrain”. Une fois passé à la moulinette du marketing pour Connasse Parisienne, le jeu est rebaptisé Time’s up. Ca sonne trop cool et branché (l’anglais c’est magik!) et il se vend donc comme des petits sacs Vanessa Bruno. Avec son nom “régional”, c’était la plantade assurée! Un nom évoquant la Meurthe-et-Moselle et la quiche, nan, mémercikoi, tumapripourki?!

Règles du jeu.

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“Mes bonnes révolutions 2011”

Bon, en attendant mon article-choc sur “Le Trivial Pursuit, emblème et centre névralgique de notre époque hystérique” dans lequel je vous raconterai mes vacances en famille et où vous apprendrez moultes informations inutiles sur l’année 1987, je vais tout de même rédiger une petite bafouille pour bien commencer l’année.

Comme une grande partie des femmes de ma génération, je suis adepte des petits carnets qui servent à tout et rien (au point que je trouverai juste que le propriétaire de la papeterie à côté de chez moi me prête la BMW qu’il a pu s’offrir aux deux-tiers grâce à mes achats compulsifs). Le petit carnet ou l’arme ultime de la citadine en auto-psychanalyse permanente, qui croit pouvoir organiser sa vie, lui donner sens et but en notant compulsivement ce qui lui passe par la tête sur un support A5 moleskiné. Les PCC (petits carnets compulsifs) encombrent mon sac, me flinguent le dos, finissent entassés sans que je ne les relise jamais, oui, mais ils sont trô-meugnons, regarde les p’tits bonhommes sur le bas de la page, hi hi hi! Mais surtout, le PCC est une promesse constante d’amélioration: à chaque nouveau projet/idée/année/hobby, hop, un nouveau carnet (et hop, l’intérieur cuir dans la BM de mon papetier). Nouvelle année = nouvelles idées d’auto-amélioration = nouveau PCC…

Et avec quoi rempli-t-on le PCC quand on est (au choix) maniaque / organisé / anxieux / narcissique / débordé / pressé / flemmard?

Avec des listes, bien sûr!
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