Je me suis fait virer par une actrice porno

Je sais ce que vous êtes en train de penser.

Entre le titre de cet article et celui du précédent, vous vous dites : ah ouais d’accord, encore un blog qui parle de Q pour attirer tous les pervers du web.


Eh bien pas du tout.

Primo, oui, nous sommes des 25-30 ans qui vivons en ville, à Paris qui plus est (capitale des Lumières, de Notwe-Dâme  et des sex-shop). Donc oui, nous répondons parfaitement au cliché des jeunes femmes urbaines branchées qui parlent de sexe comme de n’importe quel sujet de société, c’est à dire sans tabou et avec le plaisir d’aborder un débat piquant. On parle de sexe avec  véhémence, avec assurance aussi parce que sinon c’est pas crédible, avec des récits d’anecdotes un rien gênantes une fois sorties de leur contexte. Notons que lors des diners mondains, brailler  « le plan à 3, je sais pas, Michel est pas trop pour… », « Non mais chérie, tu ne peux pas comparer Jean-Claude au nouveau Rabbit, c’est pas loyal » est d’autant plus retentissant que le brouhaha ou la musique s’arrêtent pile à ce moment-là, selon ce bon vieux Murphy qui a décidément tout compris.

Secundo, il se trouve que nous attirons d’ores et déjà une nuée de pervers polymorphes et/ou d’ados prépubères qui atterrissent ici après des recherches Google qui nous laissent très pensives (et pour tout dire, un peu misanthropes).

Voici donc le top du top des requêtes qui ont abouti à nos pages, qui nous font glousser toutes les semaines et que je vous livre non sans un petit frisson de plaisir (avec copie d’écrans, sinon je sais que vous ne me croiriez pas)
Lire la suite « Je me suis fait virer par une actrice porno »

Tu pourrais coucher à droite?

Récemment, une amie me racontait un drame (apparemment) cocasse qui lui était arrivé: elle rencontre un joli type à une soirée et passe la nuit avec lui, chez elle. Le lendemain matin, pendant le café, l’inconnu, d’un air absolument tragique et le regard fuyant lui annonce: “Ecoute, maintenant que j’ai vu ton appartement et que tu m’as un peu raconté ta vie, je crois qu’il faut que je te dise (panique de mon amie, persuadée que le type va lui annoncer qu’il a une horrible MST ou qu’il est son frère jumeau dont elle ignorait l’existence): je suis de droite”.

L’amie me raconta ça le jour même avec fureur. Elle se sentait trahie, comme si elle avait pactisé avec l’ennemi, trahi son camp, offert son corps à un officier SS. Bon, l’amie en question est une jeune femme pleine de ferveur et d’un tempérament passionné. Certains trouveraient sa réaction disproportionnée. Je vous le dis tout net: pas moi.

Depuis, j’ai lancé cette formidable interrogation à moultes personnes: Et toi, tu pourrais coucher avec quelqu’un de droite? Comme en général, je demande ça entre un mojito et une tartine de tarama, les gens prennent ça pour une plaisanterie: il n’en est rien.

En vrai, je n’ai pas le courage de me lancer dans un simpliste pamphlet gaucho et bien sûr, voyons, que je ne mets pas TOUS les gens qui votent à droite dans le même panier sans différenciation: je sais bien qu’entre un partisan de de Villepin et un Strauss-Khanien il y a un monde de valeurs vaste comme un pot de rillettes Bordeaux-Chesnel…

Élargissons donc directement la question: Lire la suite « Tu pourrais coucher à droite? »

De tous temps, les hommes…

Quand on sort d’école préparatoire de lettres, qu’on a planché des mois durant sur de l’ancien français, de la stylistique, de la syntaxe, de la phonétique, il y a forcément des dommages collatéraux assez irrémédiables.

D’abord, in situ, vous sentez bien que l’époque bénie de l’insouciance adolescente est terminée. 20 ans ce n’est plus le bel âge mais le moment où Rimbaud a cessé d’écrire, et de toutes façons, la poésie ne se conçoit pas sans mal-être. D’ailleurs, vous avez troqué vos potes à dread-locks (qui ont fini en Arts du Spectacle) contre des khâgneux à lunettes, blafards et torturés. C’est dire si vos années estudiantines n’ont pas été placées sous le signe du festoche reggae à fumer des oinj, mais plutôt des cercles de discussion littéraires avec du mauvais vin (ce n’est pas parce qu’on est esthète qu’on a de l’argent) qui dégéneraient toujours  en vagues coucheries (vu que les classes littéraires ne regorgent pas de mecs hétéros, ça tournait vite un peu en rond).

Etudiante en lettres dépitée vu que tous les mecs de sa promo sont homos

Lire la suite « De tous temps, les hommes… »