Je me suis fait virer par une actrice porno

Je sais ce que vous êtes en train de penser.

Entre le titre de cet article et celui du précédent, vous vous dites : ah ouais d’accord, encore un blog qui parle de Q pour attirer tous les pervers du web.


Eh bien pas du tout.

Primo, oui, nous sommes des 25-30 ans qui vivons en ville, à Paris qui plus est (capitale des Lumières, de Notwe-Dâme  et des sex-shop). Donc oui, nous répondons parfaitement au cliché des jeunes femmes urbaines branchées qui parlent de sexe comme de n’importe quel sujet de société, c’est à dire sans tabou et avec le plaisir d’aborder un débat piquant. On parle de sexe avec  véhémence, avec assurance aussi parce que sinon c’est pas crédible, avec des récits d’anecdotes un rien gênantes une fois sorties de leur contexte. Notons que lors des diners mondains, brailler  « le plan à 3, je sais pas, Michel est pas trop pour… », « Non mais chérie, tu ne peux pas comparer Jean-Claude au nouveau Rabbit, c’est pas loyal » est d’autant plus retentissant que le brouhaha ou la musique s’arrêtent pile à ce moment-là, selon ce bon vieux Murphy qui a décidément tout compris.

Secundo, il se trouve que nous attirons d’ores et déjà une nuée de pervers polymorphes et/ou d’ados prépubères qui atterrissent ici après des recherches Google qui nous laissent très pensives (et pour tout dire, un peu misanthropes).

Voici donc le top du top des requêtes qui ont abouti à nos pages, qui nous font glousser toutes les semaines et que je vous livre non sans un petit frisson de plaisir (avec copie d’écrans, sinon je sais que vous ne me croiriez pas)

Bien sûr, il y a les requêtes troop mimiiii, enfin, si tant est que la personne qui les écrit a moins de 13 ans   :

Ohhh, pauvre petite choupette, son amoureux regarde par terre quand il passe devant elle à la cantine! (Comme quoi, les hommes sont des salauds dès l’école primaire hein, hahaha.)

 

Il y a celles qui ont mené jusqu’à nous par un biais tordu de Google :

Et puis, il y a les tordues tout court :

 

Quant à ça,

c’est un peu « monter en haut » ou « tourner sur le côté ». Des Lapalissades, des tautologies, des évidences quoi.

 

Enfin, mes préférées  :

Oui, je sais  : WTF, hein?

Donc voilà, maintenant que j’ai démontré que ce blog attire  tous les chelous du web, plus encore que Chatroulette et le Figaro.fr, nous pouvons gaiement parler de Q.

Lors d’une soirée, un ami confiait ses dernières mésaventures de prof de philo (oui, prof de philo, c’est très chaotique comme profession)  : je vais la faire rapide, disons qu’ il s’est fait engager par une actrice porno pour des cours particuliers. En réalité, cette actrice porno est très sympa, du genre girl next-door, et pour tout dire plutôt banale. Elle prend des cours pour passer son BAC et devenir journaliste. Finalement, si on fait abstraction du hot d’or qui trône dans son salon, rien ne pourrait laisser deviner qu’elle fait du sexe devant les caméras  pour gagner sa vie. Mon ami est très déçu puisqu’il vient de se faire virer pour d’obscures raisons à base de mec un peu jaloux (!), de casting Acadomia et de testostérone (en même temps, être prof de philo et se faire licencier par une actrice porno, ça doit être plutôt inattendu).

Le temps qu’il raconte cette anecdote entre deux punch fraises, je me suis aperçue qu’un auditoire masculin relativement avide de détails salaces s’était agglutiné autour de lui. Plein de mecs donc, + moi. Je me suis également rendue compte que de tous, c’était moi la pire. Certes, deux ou trois mecs se sont octroyés un « et alors, elle était jolie? » « Mais tu avais regardé ses films avant de la rencontrer? » ainsi que deux ou trois sourires égrillards. Moi, j’y allais de mon rire gras, de mes blagues vaseuses, de mes questions douteuses (« et alooors, elle était bien foutue? Mais attends t’as sa photo là sur ton I-Phone? Vas-y vas-y on regarde sur internet!!!« ). La faute au punch-fraise, sans doute. Mouais. En y réfléchissant bien, si j’étais un mec, je ressemblerai un peu à ça :

 

Oui, dans ce blog, on aime beaucoup Nicky Larson (et le kitsch en général)

Pas macho, sûrement galant, et peut-être même super gentil. Mais je serais un obsédé, un mec qui ne pense qu’à ça, je deviendrais ami avec les filles en me faisant passer pour un homo, et au moment de la rupture sentimentale douloureuse avec une jolie brune en pleurs dans les bras,  je ferais mon coming-out. Je n’hésiterais pas à faire le distant pour plaire à ces dames et je me damnerais pour voir mes amies à poil. Je pense que je rappellerais le premier, mais uniquement si ça m’a plu. Je ne chercherais pas à me caser, mais plutôt à « profiter ». Je serais un Don Juan.( Je serais un salaud quoi) (Nicky Larson, vraiment, me correspondrait bien)  Finalement, la nature est bien faite puisque je suis un être féminin d’une grande délicatesse, élevée par des licornes et des petits poneys lumineux, laissant des arc-en-ciel et des pétales de fleurs sur mon passage, dépourvue de toute sexualité bien évidemment – si ce n’est pour faire plaisir à mon futur époux les premiers samedis du mois.

OK, c’est pas crédible. Mais en tant que fille, je ne me permettrais jamais d’être un salaud au dernier degré. Alors que, soyons honnête, si comme Tiresias nous pouvions changer de sexe pour une journée, est-ce que nous resterions tranquillement à ronronner sur le canap’ avec notre bien-aimé/bobonne? Que nenni les amis, nous serions des quetard(e)s de la pire espèce. Je crois que si j’étais un mec, j’aurais moins de barrières, moins de scrupules –  une juste compensation à ce complexe de la taille qui poursuit tous les hommes comme une malédiction (trop grosse, trop petite, penchée sur le côté, qui ressemble à Michel Drucker…).

Bien entendu, c’est la faute à la société. Dans toutes les représentations fictives, de la comédie romantique au film porno, l’homme est dépeint comme fondamentalement enclin à copuler dans tous les sens. Si on prend le cas du film porno  – faut quand même que j’en parle, sans quoi le titre de cet article serait racoleur ET injustifié -, cette tendance masculine rejaillit de plein fouet sur la femme (c’est une image hein, qu’est ce que vous pouvez avoir l’esprit mal tourné). L’homme et la femme, bardés de phéromones, se jettent l’un sur l’autre sans plus de préambules selon un mode opératoire qui peut se résumer par : fellation, levrette, sodomie, éjac faciale. Dans certaines variantes, le nombre de partenaires pimente plus ou moins ce schéma de base mais en gros, pas de scénario – le coup du livreur de pizza ou de l’infirmière lubrique ne constituent pas des scénarios à part entière – pas d’histoire d’amour, pas d’avant ou après coït. Selon une idée bien ancrée, les pornos seraient plus appréciés par les hommes (visuels) tandis que les femmes (cérébrales) affectionneraient par exemple les lectures érotiques, qui stimulent l’imagination.

En fait, il semblerait que les femmes ne soient pas fanas de porno, non pas en raison de l’absence de scénario, mais plutôt à cause des gros plans parfois gores ou des cris de plaisir surfaits qui viennent brouiller l’identification aux personnages. A la limite, si on veut regarder un porno et y prendre un quelconque plaisir en tant que femme, il faut se mettre à la place de l’homme – puisque toute la mise en scène est créée spécialement pour lui, de la soubrette un peu idiote à l’Italien bien monté. Est-ce que ce les fantasmes masculins d’aujourd’hui sont nés du porno? Je ne crois pas que ce soit vrai, je pense que l’idée de base du film porno est de retracer fidèlement un archétype de fantasme masculin, plus ou moins maladroitement d’ailleurs. Une de mes amies me disait : « Je n’aime pas les pornos parce qu’ils ne font pas marcher la machine à fantasmes, ils font tomber un peu dans la facilité. » En ce qui me concerne, l’intérêt de regarder un porno est justement de pouvoir me mettre à la place de l’homme, pour avoir l’impression de changer de sexe pour quelques minutes, de pénétrer un secret inaccessible : celui du plaisir de l’autre genre. Même si je me rends bien compte que le plaisir masculin et le porno sont deux choses bien différentes et nullement assimilables.

Alors oui, il existe des pornos pour femmes. J’ai déjà évoqué le sujet ici, je ne reviendrai donc pas sur la catégorie « female-friendly » de Uporn et ne parlerais pas d’Ovidie parce que tout le monde la connait. Par contre, j’ai découvert récemment cette réalisatrice, Erika Lust, qui est aussi belle, journaliste et suédoise (aucun rapport mais je trouve que ça va bien ensemble). Sa spécialité? Le porno féministe.

C’est officiel, cette femme m’a volé ma vie (un peu comme Vanessa Paradis ).

Ses films sont beaux, bien tournés, avec des scénarios élaborés où la sensualité prime sur le gang-bang à tout prix, où le physique des acteurs a enfin une importance (pas un univers de blondes siliconées donc) et avec des scènes tantôt suggestives, tantôt explicites. Plutôt réussi même si on aimerait trouver un équilibre entre « gros plans toutes les 30 secondes » et « pas de gros plan du tout. »

La bande-annonce de l’un de ses films, Life, Love and Lust, c’est par là. Une super bande annonce, avec une jolie musique en plus, ce serait dommage de rater ça.

A 00:25 secondes, un détail hilarant : ce couple magnifique à tous points de vue, après une scène très grrr, s’échange un petit cadeau dans un écrin. Qu’est ce? Un plug anal, un anneau vibrant, un lubrifiant sophistiqué? Euh non, c’est un test de grossesse positif –  le couple ému  s’échange un baiser au bord des larmes. Hmmmm… Je suis pour l’innovation, le point de vue des femmes dans le porno, tout ça, mais là je reste un peu pantoise… Maternité et sexualité dans une bande-annonce X, c’est un peu trop pour moi.

La bonne nouvelle, c’est qu’une tendance films X féminins est quand même en train d’émerger. Bientôt, on aura aussi des hommes qui regardent des films X de femmes pour percer  le secret du désir féminin. Mieux : comme désirs féminin et masculin ne sont pas si différents que ça, on aura peut-être même des pornos pour hommes et femmes. Vivement!

 

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9 réflexions sur “Je me suis fait virer par une actrice porno

  1. Le détail de la bague est pas mal non plus!
    Je repasse plus tard laisser un commentaire que je laisse tout doucement s’élaborer dans ma tête!

  2. Effectivement, le porno féminin mérite qu’on s’y arrête, mais je pense qu’il va avoir du mal à éviter les clichés du type « les filles, ça aime les lits à baldaquin, le missionnaire et les culottes Hello Kitty » qui a parfois un peu cours dans les sections Female friendly. Pas tout à fait d’accord sur le fait qu’une femme ne peut aimer le porno qu’en se mettant à la place du mec: pour les fantasmes type soumission, par exemple, on peut s’identifier facilement…

    Enfin: zut, j’ai été par le titre racolée, et je commente aussitôt: suis-je une perverse du Web? 🙂

    1. J’ai moi-même une amie, citée dans cet article même, qui ne se retrouve pas vraiment dans l’avis qui lui est attaché: « Je n’aime pas les pornos parce qu’ils ne font pas marcher la machine à fantasmes, ils font tomber un peu dans la facilité. ». Elle a même, tout comme toi , la sensation d’être dans la peau du gars quand elle en mate (pas mal). Mais malgré sa consommation honorable de matériel pornographique, elle émet des réserves qu’elle tente de formuler depuis quelque temps.
      Je peux comprendre que tu ais interprété son avis comme cela, mais je vais tenter de préciser ce qu’elle devait essayer de dire (oui, j’étais assise à la table à côté de vous alors que vous dicutiez en terrasse d’un bar à Lamarck ce jour là).
      Relativement à ses diverses expériences sexuelles, aux rencontres charnelles qu’elle a pu faire et à sa propre évolution au contact du porn (selon les périodes de consommation frénétique ou de basse consommation), il lui a semblé que les films standards pouvaient avoir une influence plutôt néfaste sur la construction du désir et la conception du plaisir. Elle s’explique: les gros consommateurs (dont elle a fait partie à une époque) sont généralement ceux qui font le moins de cas de la spécificité des corps qu’ils sont emmenés à rencontrer, à toucher, à lécher, etc. Comment dire…l’aspect mécanique du porno déteint en quelque sorte sur leur pratique: ils baisent avec tout le monde pareil. Les partenaires, comme les acteurs sont interchangeables. Cela se traduit à l’écran par le fait que très généralement il n’y a pas d’expression de refus ou de réserve dans un film porno, pas vraiment d’échange de paroles d’ordre pratique, de conseil (« aïeeuuu », « plutôt comme ça », « appuie un peu plus s’il te plaît », « euh…t’es pas au bon endroit », « redresse-toi un peu », ou autre forme non verbale, etc.), de question sur ce que l’autre voudrait ou pas, d’attention à un plaisir particulier de CE corps propre avec qui je partage une partie de jambes en l’air. (Quand je dis corps propre, je parle d’un corps particulier hein évidemment, pas forcément de quelqu’un qui a fait un lavement et un shampoing avant de passer à la casserole. Comme c’est aussi le cas dans la fiction, ce qui a aussi des effets sur les pratiques.). Cette manière de vouloir donner du plaisir à l’autre selon un schéma hors-sol, et donc pas adapté, se heurte au fait que dans la vraie vie certaines aiment qu’on leur effleure les tétons et d’autres qu’on leur malaxe franchement les seins, certaines n’aiment pas avoir la bouche ouverte pendant 20 minutes pour une fellation, d’autres kiffent se faire baiser la bouche violemment, certains ne peuvent soutenir un contact direct de la main sur le gland, d’autres aiment qu’on leur mordille, et je vais cesser avec mes exemples hyper concrets, là, tout de suite.
      Ceci dit, elle te suit lorsque tu évoques la possibilité de produire un (et même des) autre(s) porno! Et moi aussi! (parce que ça va me permettre d’enchaîner à la première personne du singulier)

      Pourquoi justement ne pas intégrer des éléments qui permettraient de démécaniser la chose?
      Ou même: pourquoi ne pas tenter de dés-androcentrer le film porno?
      Je traduis: pourquoi, quand on est une meuf, a-t-on souvent l’impression d’être le mec quand on regarde du porno? Pourquoi sa position nous semble-t-elle plus jouissive?
      Alors je ne parle pas de toutes les meufs de la terre, ni même de France, ni même de mon arrondissement. Mais j’en ai rencontrées pas mal qui consommaient des images de cul, dont certaines de mes amies, et ce déplacement, ce changement de perspective, est assez courant mine de rien! (pas systématique, mais quand même. Adresse à danoise brune: dans les trips soumission, on peut aussi s’identifier au mec très fort. Et ce, IRL itou)
      Une proposition qui me semble intéressante et qui va dans ce sens serait de consacrer 800 fois plus de plans à l’expression du plaisir masculin (il s’agit d’un chiffre approximatif, évidemment, je ne suis pas payée pour ce genre de recherche): on voit une meuf et une ou des bite(s) pour schématiser, dès que la vraie baise commence dans un film. Ce qui est un écueil phallocentrique gros comme une maison quand même!

      En fait… ces dernières remarques vont à l’encontre d’une conception d’un porno « féminin ». Conception que j’ai du mal à comprendre en plus… Je pense qu’on peut juste repenser un porno qui s’extirperait du phallogocentrisme encore à la mode lorsqu’on l’on aborde n’importe quel sujet ayant de près ou de loin un rapport avec le sexe (la séduction, le désir, l’excitation, la drague, l’activité et l’appétit sexuels, la moto, etc. -chercher l’intrus- sont encore très genrés dans les représentations communes, malgré les ENORMES AVANCEES qu’il convient de rappeler rituellement dans le rapport des femmes à leur sexualité: convenons-en, maintenant elles ont des canards qui chantent du Barry White dans leurs bains parfumés.). Je pense que je suis de moins en moins claire, mais, je vais reformuler, et tout va se décanter.
      La bande annonce du film de la suédoise qui t’as spolié ta life (biatch) ne me semble pas faite pour les filles mais pour les gens qui appréciaient les films érotiques de la 6 le dimanche. Personnellement, et là encore je sais que j’ai une cohorte de gonzesses derrière moi (petite cohorte, mais cohorte), ces dimanche soirs dans le salon la main sur la télécommande parce que le son de cette p… de télé est toujours soit trop fort, soit pas assez, et que maman risque de se relever pour faire pipi, restent de sales souvenirs! Parce qu’à toutes ces précautions et à la culpabilité s’ajoutait le fait que l’érotisme c’est chiant (pour certains)!
      L’idée qu’un porno féminin soit plus soft, fasse plus de place aux sentiments, soit plus gnangnan (cf la bague et le test de grossesse) confirme d’évidents stéréotypes. Ca vient même un peu conforter le fait que des meufs culpabilisent d’aimer le sexe brutal ou sa représentation et y voient chez elles quelque chose d’anormal ou de non conforme (ce qu’elles peuvent considérer comme du masculin chez elle, alors que cela peut très bien être un attribut féminin…la preuve en fait).
      Et, puisque j’aime bien les minorités (parce qu’elles interrogent le discours dominant et ne sont parfois pas si minoritaires, juste invisibles), pas mal de mecs avec qui j’ai pu parler de porno avancent rechercher plutôt des porno amateurs « ou qu’y a de l’amour entre les partenaires ❤ », ou, diront-ils « réalistes », ce que je comprends comme « pas totalement aseptisé ». Dans la vraie vie (mon expression absurde préférée), la grande majorité de mes amis garçons n’;aiment pas, voire ne PEUVENT pas, baiser quand ils ne connaissent pas bien la personne avec qui ils envisagent de le faire, voire quand ils n’;ont pas de sentiments pour elle. Alors que pour toute une frange de la population féminine, c’;est tout à fait envisageable!
      En gros, j’ai l’;impression que ce sont les catégories féminine/masculine qui sont inopérantes et biaisent la réflexion en matière de sexualité comme de réflexion autour de la pornographie: les catégories soft/hard, ou panorama/gros plan, réaliste/chic me paraissent déjà plus appropriées en ce qu’;elles ne laissent pas à penser qu’;il existe, en lui-même, un « plaisir de l’autre genre »…
      (la rubrique female friendly à elle toute seule me donne des boutons et des suées, comme les encarts féminins du journal du dimanche ou la version Figaro madame, et en gros, tous les « fémina » Arg.)

      Mon Dieu, tes voies sont impénétrables et tu es mon modèle: quelqu'un a-t-il compris un traître de mot de ce que j'ai déblatéré???
      Au plaisir de te lire Mâme Bovary!!

  3. la danoise : oh mais nous on adore les pervers de toutes façons, c’est même notre target – surtout quand ils ont une perversité réfléchie.

    Milus : Ouh làlà, je suis pas sûre d’arriver à répondre à tout. je me dis que du coup ça mériterait un second article (voire un troisième) sur le sujet. Tu es vraiment sûre pour les propos de cette amie? j’avais dû boire trop de vin ce soir là…
    En tout cas tout à fait d’accord sur certains points : oui, erika lust ça fait film érotique (mais en moins kitsch, je veux dire, ça sent moins les années 80), oui, les gens qui consomment du porno à outrance ont tendance à coucher tous pareils (quand j’y pense, c’est même assez flagrant), et je retiens les propositions pour dés-androcentrer les plans de films X… Bien d’accord aussi sur les catégories – on ne peut pas avoir des pornos pour femmes et pour hommes comme si c’était des WC – néanmoins, le plaisir de l’autre genre existe bel et bien. Même si les hommes et les femmes ont le même plaisir, on ne pourra jamais être sûrs que c’est vraiment le cas… Ce qui fait tout le charme de la chose, d’ailleurs.
    PS : C’est normal de trouver les commentaires plus intelligents que l’article lui-même?

    1. Puisqu’on est déjà à peu près sûr que dans le groupe « femme » et dans le groupe « homme », les plaisirs et désirs diffèrent…pourquoi remettre de la binarité dans tout ça? Ce qui fait le charme de la chose, n’est-ce pas que nous avons tous un plaisir singulier?
      Putain je suis trop une étudiante en Genre(s).

      1. Han c’est clair, je suis pas sûre d’arriver à rivaliser du coup. Je me dis juste que quand même, le plaisir de pénétrer et d’être pénétré(e) doivent être assez différents… Mais bon, ça me donne aussi envie de me réinscrire à Paris 8 😉

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