Et l’amour, bordel!

C’est vrai, j’ai déserté le blog ces derniers temps – parce que j’ai vraiment trop de boulot, raison number one. Là par exemple, j’écris cette note à 9h du matin. Un DIMANCHE. (et cette nuit, j’ai rêvé que je travaillais – même mon inconscient est devenu chiant).

Autre raison : en ce moment, je ne suis qu’Amour. Etre heureuse et travailler comme une folle? J’aurais jamais imaginé ne serait ce qu’une mince corrélation entre ces deux états de fait. En même temps, je bosse tellement que je suis totale épuisée, et comme toujours dans ces cas là, je suis très émotive. Ce qui fait que je suis capable de chialer de bonheur au moindre pépiement de moineau, parce qu’Oh mon Dieu, c’est tellement beau et simple la vie.

Du coup; je n’ai aucun sarcasme à dévoyer tout le long d’un billet, aucun fait de société sur lequel pousser un coup de gueule, aucune anecdote désopilante à rapporter : comme chacun sait, le bonheur, c’est chiant comme un téléfilm allemand. Je ne peux décemment pas vous jeter mon bonheur et tous ses synonymes à la figure, mais pour résumer, disons qu’en ce moment, je me sens exactement comme ça :

(Toute régression mise à part, il s’agit en fait d’un très bon remix, par un super graphiste qui a l’air fan de Disney)

Donc voilà, à part gloser sur tout ce bonheur et ses minuscules raisons, je n’ai absolument rien à dire. Et c’est là que je me rends compte que mes capacités humoristiques se réduisent à deux actes principaux : me foutre de la tronche des gens et de leurs innombrables défauts, ou à la limite me foutre de ma propre gueule de looseuse inconditionnée.

Cette joyeuseté profonde a le mérite de m’ouvrir les mirettes sur un point non négligeable : depuis que j’ai un rapport à la vie digne de Bambi, je ne suis plus dans le coup (si tant est que je ne l’aie jamais été). Le bonheur, c’est ringard, c’est out, c’est boriiing. Donc je vais attendre encore un peu, qu’une tuile me tombe sur le coin de la figure, que Murphy me rattrape après ces moments de répit, que ma poisse naturelle reprenne le dessus pour vous infliger un long billet pour râler/me plaindre/me moquer de quelqu’un ou de quelque chose. D’ici là, voici un certain nombre de liens qui parlent du bonheur beaucoup mieux que je ne pourrais le faire moi-même :

– 3 potes ont parcouru le monde pendant 44 jours, et ils sont rentrés avec ça :

 

– Un bébé pingouin dépressif, à qui ses gardiens ont confié une peluche pour qu’il se sente moins seul (de fait, il arbore un sourire satisfait):

(à la réflexion, cette image a quelque chose de profondément glauque. Mais je ne peux pas parler d’Amour sans insérer des bébés animaux, si?)

-Et enfin, des photos de Danseurs à NY, ou quand la vie ressemble à une comédie musicale (par l’excellent Jordan Matter)

« Et bon courage surtout! »

Bon, en terme d’équité, ce devrait être à ma fabuleuse collègue d’écrire un article cocasse et véhément. Mais comme elle a décidé de rejoindre d’Education Nationale, elle n’a plus le temps de souffler (elle n’y est pas encore, donc elle a du boulot)(ça se mérite un poste à 16 h/semaines/30 semaines/an)(Bah quoi les profs sont quand même des gros branleurs qui profitent du système pour se la couler douce, avouons-le! Sus à l’omerta!)(ah, non, pardon, je confonds avec les intermittents)(Ou les RMIstes, je sais plus)

Une intro avec 5 parenthèses en 5 lignes et un discours digne de Claude Guéant? Waah, voilà un article qu’il commence bien!

Bref, c’était pas mon tour d’écrire, et pour cause: j’ai rien à dire.

Mais si n’avoir rien à dire, m’empêchait de parler, ah ah, ça se saurait.

Donc piochons dans la liste de sujets d’actualité joyeux qui s’offre à nous, par exemple la mort de DJ Mehdi, dont en vrai je me fous (même si d’un autre côté, tout événement qui permet aux média de citer du David Guetta comme d’autres du Michel Foucault* (voire du Jean-Pierre) m’interpelle forcément)

« David Guetta a immédiatement tweeté sa compassion à la famille du DJ« .

(This is just sooo David, u know!!)
Tweeter: verbe transitif. ex: tweeter sa compassion.
Je like. La langue française, David, les journalistes Yahoo-News: je like tout!

* Cliquer sur ce lien si vous n’avons pas encore coché dans votre to-do list « coucher avec un-e élève d’hypokhâgne »
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« Moi, je sens les choses »

Ah l’été, saison de la nouveauté et de la rencontre! (Mon horoscope Cosmo avait vu juste!)

Ainsi, donc, bien que n’ayant pas eu de vacances à proprement parler comme vous l’aviez déjà compris (oui je compte le dire en boucle jusqu’au fin fond de l’hiver pour me faire plaindre, puis je partirai au bout du monde pour me faire jalouser)(mes rapports humains sont très sains), ces merveilleux mois d’été me furent riches en apprentissage. Sillonnant par monts zé par vaux notre belle patrie, chance me fut donnée d’échanger avec plus d’une variété de mes concitoyens (et quelques étrangers, pour l’exotisme) et certainement avec un éventail plus large que le reste de l’année. (le pourcentage d’éleveurs de moutons, de curés auvergnats et d’intellectuels lituaniens étant très faible dans les cocktails mondains du PMU de Clichy qui jonchent mon quotidien).

Cet été, je fis ainsi quelques découvertes qui, franchement me mirent en joie (m’aidant parfois du mantra « ce qui est naze aujourd’hui sera drôle demain »). Florilège de mes surprises de l’été:

– Rouler dans une décapotable belge sous la voie lactée  et découvrir, qu’au pays de Jacques Brel et Annie Cordy, les voitures luxueuses étaient équipées… d’un décapsuleur intégré! Ingénieusement caché dans une petite trappe coulissante entre le levier de vitesse et le frein à main, le décapsuleur (fort design) repose dans une sorte de mousse compacte moulée puis se clipse à la verticale pour former… « quoi ça? » un astucieux porte-(deux)-bouteilles!

Pourcentage de mise en joie: 64%. (on n’avait pas de bière)

– Apprendre que les immondes clowns blancs déguisés en Tic-tac dont l’affiche, placardée en bas de mon immeuble, m’agresse les yeux depuis 6 mois, sont en fait chanteurs et bien balèzes. (écoutez-moi donc ça!) Lire la suite « « Moi, je sens les choses » »