« Et sinon, t’as pas un sujet encore plus glauque? »

Le printemps étant enfin revenu, les terrasses étant à nouveau chauffées par les rayons écologiques du Soleil plutôt que par ces saloperies à gaz, les parisiennes ayant ressorti leur collec de chaussures à brides, leurs robes Belle-des-Champs et leurs lunettes laser pour médire en toute discrétion sur les pauvres touristes qui arpentent en marcel les ruelles embouteillées de notre belle capitale, les invitations à pic-niquer dans les étendues sauvages des Buttes-Chaumont se multipliant au point qu’on sait bien qu’on finira collés à un groupe de jeunes qu’on méprise mais qui nous ressemble, bref, le Monde étant redevenu soudain souriant et amical, je propose de parler des camps de concentration.

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Parmi le lot d’expériences toujours surprenantes et toujours légèrement WTF qui jalonnent ma vie professionnelle, ce mois d’avril fut surtout marqué donc par un séjour inattendu -imputable au renvoi d’une pauvrette de stagiaire- vers, donc, un camp de la Mort. Non, ce n’est pas une métaphore tordue pour parler en fait d’un truc fun, vraiment, je m’apprête à vous faire un post sur le nazisme. You welcome.

(Passons sur le pourquoi-grand-dieu-aller-t’infliger-un-truc-pareil-t’es dingue-ou-quoi-tu sais-que-pour-le même-prix-t’aurais-pu-avoir un-Paris-Barcelone-et-te-bourrer-la-gueule-au-cava-pépère-sur-la-plage-de-Barcelonetta. Oh que oui, je le sais bien: je passe la moitié de ma vie sur la page d’accueil d’Opodo à pleurer).

Mais moi, je suis une meuf hyper inattendue, voyez-vous, et donc je fais des trucs dingues genre partir en Allemagne de l’Est. D’ailleurs, ça m’a permis de découvrir deux réalités intéressantes sur le monde (outre « quel type d’installation les nazis employaient-ils pour tuer plus facilement les soldats soviétiques à bout portant »)(punaise, je commence à me rendre compte de l’ampleur de la tâche à laquelle je me suis attaquée: écrire un post cocasse à propos de la Shoah…). D’abord, c’est marrant, quand on dit à ses amis qu’on part en Allemagne, les réactions sont hyper enthousiastes. Comme quoi l’office du tourisme de Berlin a fait un travail admirable.

– On se boit un verre ce week end?
– Ah non, je peux pas: je serai en Allemagne.
– Waaouh! Trop bien!! La chance!!! Chuis trop jaloux! T’aurais du me dire !!!

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On dit « Allemagne », les gens entendent « clubbing à Berlin », c’est automatique. Personne ne pense « Dresde » ou « Leipzig ».

– Je vais en Allemagne de l’Est.
– Ah. Euh… C’est-à-dire? Pourquoi? Où?

Oui, certes, on a entendu parler de la réunification… Mais en vrai, il reste toujours bel et bien une Allemagne de l’Est. Même si on est presque trop jeunes pour se rappeler qu’il y a eu un mur, quand on dit Allemagne de l’Est, les gens comprennent qu’il ne s’agit pas ici de danser jusqu’à l’aube sur les bords de la Spree avant d’aller s’éponger l’estomac à la CurryWurst. Et personne ne répond plus « trop bien! La chance! »

– Je vais visiter Buchenwald.

Et là, je vous jure, vous devriez essayer pour voir, c’est un effet marrant: dites à un ami « je vais à Buchenwald » et observez l’incroyable changement sur son visage (ça doit marcher pareil je suppose, avec « Auschwitz », « Mauthausen », « Tchernobil » ou « Mantes-la-Jolie »). Il y a trois secondes il se projetait en teuf à Kreuzberg. Soudain: silence. Malaise. Gène. Balbutiement. Et surtout : compassion. L’Ami vous plaint. Il est confus et désolé. Presque: il vous présente ses condoléances.

– Oh. Euh. Pardon. Je -je suis désolé. Je ne savais pas…

J’avoue, j’en ai un peu abusé les semaines avant le départ. Dès que n’importe qui osait se plaindre devant moi de n’importe quoi (« J’ai plus de boulot et plus d’alloc / J’ai visité 132 apparts, ils refusent tous mon dossier / Je suis malade, les médecins ne comprennent pas /Mon enfant fait ses dents depuis 6 mois / Mon mec m’a quitté pour ma mère et il dit que c’est un meilleur coup que moi »  ), je répondais systématiquement avec le magic joker:

– Ouais, bah ça va, hein. Moi je pars à Buchenwald.

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Je sais, ça paraît moche et ironique raconté comme ça. Vous m’excuserez, c’était en fait -les plus fins psychologues d’entre vous l’auront compris- une façon de me défendre face à ma propre terreur d’aller là-bas. Je suis très sensible sur les questions juives voyez-vous. Quand j’ai visité le mémorial de Prague, j’ai passé 8 heures sans pouvoir parler hantée par des images de Nuits et Brouillards, et à la fin de la visite complète du quartier juif, des douze synagogues et du cimetière, j’en étais à parler couramment yiddish et à chanter le kaddish pour mes ancêtres. Donc, me faire un peu plaindre par mes amis avant de partir seule en Allemagne de l’Est, pour un séminaire, c’était la moindre des choses.

– Un séminaire? C’est pas un truc de vieux, ça, un séminaire? Qu’est-ce que tu vas foutre à un séminaire?

Oui. Ma copine anarchiste avait vu juste: un séminaire est absolument et indubitablement un truc de vieux. Dans mon cas, il était même composé d’exactement 200 vieux. 200 vieux profs d’Histoire issus de 36 pays d’Europe (j’ai ainsi découvert qu’il y avait 36 pays en Europe)(dont Israël)(Et moi qui croyais qu’Israël était un état américain!).

Bref, passées l’excitation d’arriver dans un pays exotique (« hiiii! des bretzels géants!!! ») et la satisfaction tout professionnelle d’assister à un congrès international sur la Mémoire Active (« Hiiii! Un badge avec mon nom!!! »), il a fallu me rendre à l’évidence des faits : j’étais seule en Allemagne de l’Est quelque part à mi-chemin de Franckfort et Nuremberg (soit à plus de 500 bornes de chaque).

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Top 3 des moments de solitude vécus pendant mon séjour à ERFURT, 206 384 hab., Superficie: 269,2 km2, 46 % d’humidité, capitale de la Thuringe, évêché catholique où séjourna ce cher Benoît XVI et bien avant lui Luther, oui oui, LE Luther, le fondateur ancestral du mouvement des Indignés: 

NUMBER 3: le moment du dîner où mon voisin de gauche et mon voisin de droite avec qui je parlais (en anglais) ont réalisé qu’ils étaient tous deux allemands! Wunderbar!! Ils ont passé tout le reste du dîner à parler (fort) et rire (fort) tantôt devant moi, tantôt derrière moi, tantôt par dessus. Et, oui, j’ai fait semblant de comprendre l’Allemand (« ein bichen, hi hi! ») et de rire à leurs blagues d’historiens.  (« Ya! Ya! arrh arrh arrh! »)

Je pourrais mettre 3eme ex-eaquo le moment où 4 profs se sont engueulés au déjeuner à propos d’un point très précis de l’Histoire des Balkans au XIXème siècle et puis soudain, l’un a dit un truc vraiment trop drôle à propos d’un truc des Balkans au XIXème siècle, alors tout le monde s’est regardé et d’un coup, comme ça, ah ah ah, on a tous éclaté de rire.  C’était vraiment une super blague sur une bataille ou un endroit ou un type, enfin, sur un truc balkanique en tout cas. Ou sur un truc  baltique peut-être?.. Enfin, quoi qu’il en soit, c’est top. Fallait y être…

NUMBER 2 : Moment qui, apparemment comme ça, ne paye pas de mine mais qui illustrerait pourtant à merveille la définition même du moment de solitude, surtout que dans mon cas il s’est répété 3 fois par jour:

Arriver (seule évidemment) dans l’immense salle de resto bondée de l’hôtel. Remplir mon assiette au buffet. Chercher un endroit où m’asseoir parmi les 50 tables remplies de 200 profs quinquagénaires papotant qui en lituanien, qui en moldave. Traverser toute la salle en cherchant un regard amical. Une fois. Deux fois. Faire semblant de chercher quelqu’un. Puis, pour me donner une contenance, retourner au buffet, vider mon assiette et la remplir. Finir par m’asseoir avec 8 slovaques, tous collègues et amis. Parlant slovaque.

NUMBER 1: Arriver dans le hall où l’ambiance bat son plein. Pour ne pas avoir l’air seule, aller consulter les bouquins posés sur la table, là bas. Chic, une librairie! Me retrouver devant 30 manuels scolaires d’Histoire, dont pas un n’est dans une langue que je sache lire. Mieux: dont pas un n’est dans un ALPHABET que je sache lire. Elles sont super, les photos dans les livres d’Histoire en cyrillique.

Vous remarquez les points communs à tous ces exemples? Je viens de faire avancer la recherche comportementale: qu’est-ce qu’un grand moment de solitude? C’est un moment de solitude dans lequel on essaye de faire croire qu’on n’est pas seul.

 

Histoire de contre-balancer l’image médiocre que vous vous faîtes de moi, la pauv’ meuf timide qui fait semblant de rire à des blagues en slovène pour qu’on la trouve sympathique, laissez moi dresser le…

Top 3 de mes moments de gloire lors du colloque Euroclio/Commission Européenne Reflecting Rememberance. 

 

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NUMBER 3: Le moment où après deux verres de vin (rappelons qu’un verre de vin en Allemagne contient 30 cl d’alcool) j’ai embrouillé un allemand pro-européen, qui lui-même embrouillait un anglais sur le fait que le Royaume-Uni ne devait surtout pas quitter l’Union Européenne, cette magnifique utopie de paix, d’ouverture et de libre-échange. Après 60 cl de rouge, c’est étonnant comme j’arrive à argumenter vite (et fort) en anglais sur la destruction du droit des travailleurs que mène Merkel et l’hypocrisie abjecte des manœuvres financières dont la population chypriote est aujourd’hui victime. Le prof écossais, le dandy hollandais et la charmante vielle historienne flamande en sont restés baba.

NUMBER 2: Le moment où le jeune (ah oui, il y avait un jeune) historien moldave taciturne à qui je n’osais pas adresser la parole (il était jeune, taciturne et habillé en hipster) m’a enfin adressé la parole parce qu’il avait vu que je faisais des dessins pendant la conférence et qu’il voulait me dire que le portrait que j’avais fait de son collègue était très bien. Dès qu’on me félicite sur mes dessins, on gagne 200 points dans mon coeur. Le hipster moldave était devenu mon meilleur ami d’Erfurt! J’ai soudain cru que je ne serai plus jamais seule devant le buffet à feuilleter des livres en hébreu! Même visiter Buchenwald ne semblait plus si grave en compagnie de mon nouveau BFF. (Bon, en fait, il est rentré en Serbie à la fin de ce déjeuner).

NUMBER 1:  Le moment où j’ai pris la parole à une table ronde sur les périodes sombres de notre Histoire Nationale pour expliquer à l’assemblée comment la France refusait d’assumer les crimes de la colonisation. Bon, je vais pas vous refaire l’argumentation, mais franchement, j’ai été brillante. J’ai eu l’impression pendant 1 minute 12 d’être Robert Badinter. C’était cool.

TOP 3 des moments surréalistes, (parce qu’on n’est jamais à l’abri du WTF)

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NUMBER 3: le moment où un historien des pays de l’Est spécialisé dans la commémoration des crimes staliniens s’est mis à s’embrouiller avec un historien de l’Ouest spécialisé dans la commémoration des crimes nazi.

– Excusez-moi! Mais j’écoute les conférences depuis deux jours et je trouve ça incroyable le peu de cas qui est fait dans ce congrès des crimes commis par la dictature soviétique! Voulez-vous que je vous rappelle le nombre de morts rien qu’en ex-URSS ?
– Non mais excusez-moi monsieur! Personne ne remet en question l’horreur du totalitarisme stalinien mais vous savez bien que le nazisme…
– Non non! Mais je ne parle pas que de Staline justement! C’est un peu facile de réduire les dictatures communistes à Staline! Je vous signale Monsieur que, chez nous, la dictature a duré jusqu’en 1991. Et encore, peut-on dire que..
– Je vous en prie Monsieur! Ne jouons pas à compter les années! Voulez-vous que je vous ressorte les chiffres sur les victimes des chambres à gaz? Je ne crois pas que vos goulags…
– Ah oui! ben voyons! C’est toujours pareil avec vous! C’est toujours votre souffrance la plus pire, hein?! Un peu de tenue, Monsieur! Je ne minimise pas vos chambres à gaz, ne minimisez pas nos goulags! Savez-vous que dans les camps de travail de Sibérie la durée de vie…
– Oh mais je ne minimise pas Môssieur! Je sais bien que d’ailleurs Buchenwald, à la chute du Reich a été allègrement utilisé par votre camp pour toutes sortes de…
– « Par mon camp »??!! Non mais Monsieur, enfin! A qui croyez-vous parler!? Je ne suis pas un soldat de l’Armée Rouge Monsieur! Je suis le Directeur de Recherche du Mémorial des Victimes de…
– Et moi Môssieur je suis en Charge des Actions Pédagogiques de l’Institut de Mémoire de…
– Messieurs, messieurs! Je vous en prie! Voyons messieurs! C’est exactement ce genre de débordement que la Commission Européenne cherche à éviter. Ne tombons pas dans le concours de souffrance, messieurs. Il y a de la place pour tout le monde. 50/50.

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NUMBER 2:  le moment où (pardon, là c’est un peu sordide) j’ai visité le crématoire de Buchenwald et que devant la table d’opération (je passe les détails sur à quoi servait la table d’opération hein) le guide nous a signalé quels carrelages étaient « d’origine ». Alors mes collègues se sont approchés et ont sorti leurs appareils photos.

Voilà voilà.

Bon et arrivons au Number 1. J’ai tenu à écrire ce post juste pour raconter ça en fait (je sais, c’était une très longue introduction).

MOMENT WTF NUMBER 1 ou comment on n’est jamais à l’abri de faire une rencontre insensée au moment du petit déjeuner:

Réveillée tôt et avec la crève, toute bouchée et congestionnée, je me traîne (seule, comme d’hab) à une table et demande du café à mon voisin. Un allemand âgé, l’air avenant, ressemblant fort à Jean Rochefort. Par politesse, je lui demande ce que c’est le musée pour lequel il bosse (le truc écrit sur son badge). Il se met alors à m’expliquer, parlant vite et en français – pour visualiser l’aspect surréaliste de la situation, rappelez-vous bien que je viens juste de me réveiller, pas encore pris de café, j’ai les oreilles, le nez, le cerveau bouchés,  cela se passe quelques heures avant d’aller visiter le camp de Buchenwald donc je suis en état d’angoisse fébrile et accessoirement, personne ne me parle français depuis plusieurs jours. Il m’explique que son père avait une entreprise assez importante, installée à Erfurt, Töpf & Söhne. Que le nom du musée sur le badge, c’est son nom, qu’il est M. Töpf, que c’est lui a créé le musée, ici même à Erfurt, pour raconter ce qu’avait fait l’entreprise familiale, celle de son grand-père, ce qu’avaient fait son père et ses oncles pendant la guerre. Il parle vite, je comprend « usine », je comprends « Reich », je comprends pas, je suis à la ramasse, j’entends « gaz chamber », je redemande du café, je regarde ce monsieur si charmant et souriant qui parle fort et fait de grands gestes. Je remets ma tête et les pièces du puzzle en ordre.

Töpf & Söhne, c’est l’entreprise qui a fabriqué les fours crématoires du IIIe Reich. Et qui a conçu, fabriqué, vendu les chambres à gaz.

En résumé, ça s’est passé comme ça: au début des années 30, les nazis ont fait, disons « un appel d’offre ». Ils sont allés voir les deux principales entreprises de fabrication de fours crématoires pour cimetière (c’étais pas très courant à l’époque la crémation). Ils leur ont demandé : qui d’entre vous est capable de fabriquer les fours les plus efficaces, les plus rapides et consommant le moins? Töpf & Söhne a remporté le marché. Plus tard, ils ont élargi leur gamme de produits: ils ont inventé les chambres à gaz.

Et vous savez quoi? c’était même pas un énorme marché pour la boîte. Le business avec le Reich représentait 2% de leur chiffre d’affaire. Alors pourquoi ils l’ont fait? Probablement parce qu’ils « pariaient sur l’avenir » si j’ose dire. Ils pensaient que les nazis resteraient au pouvoir et continueraient d’étendre leur empire, et qu’à terme, ils auraient un énorme monopole. L’ironie ultime, c’est qu’ils ne cachaient pas un instant être les fournisseurs: sur la porte de chaque four, on voit nettement le sceau de l’entreprise, énorme, gravé dans le métal. Business is business.

Après la guerre, ils ont nié avoir été au courant de à quoi avaient servi leur marchandise. Et Töpf & Söhne a continué de fabriquer et vendre des fours en Allemagne. Le monsieur que j’ai rencontré lors de ce petit déj insensé avait alors 12 ans. Il a commencé à entendre son nom de famille cité un peu partout et a découvert ce qu’avait fait sa famille.

Le business a continué, florissant jusque dans les années 60. Là, je crois qu’il y a eu un peu d’agitation populaire et médiatique. Le scandale a commencé à gronder. La famille Töpf a alors décidé de vendre l’entreprise. Et le fils donc, celui qui cinquante ans plus tard ressemble à Jean Rochefort et boit de grandes rasades de café froid, s’est opposé à sa famille et a décidé que tout l’argent de la vente irait à la construction d’un musée, situé à Erfurt, ville d’origine, pour assumer, raconter au grand jour et dénoncer ce qu’avaient fait ses ancêtres.

Le musée existe. Des livres sont édités et une expo tourne à travers le monde, depuis des années, montrant les plans, les documents, les preuves, les explications, les photos de comment des ingénieurs, des constructeurs, des artisans et des businessmen ont imaginé, conçu et fabriqué les camps de la Mort.

Je crois que c’est ce qu’on appelle la résilience.

Et sinon, le reste du temps, quand il ne fait pas des conférences, des colloques ou des visites de camps pour narrer et dépasser son héritage, Herr Töpf fabrique des marionnettes à gaine. C’est un critique émérite et dramaturge spécialiste en marionnette. Vous pouvez d’ailleurs le rencontrer tous les ans au Festival de Neufchatel.

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Ah oui, bon et pour répondre à cette question pleine de bon sens que vous vous posez: mais pourquoi donc les Télétubbies?

1. parce qu’une amie m’a signalé que je n’avais jamais illustré de post avec des images des télétubbies,ce qui était tout de même bien dommage, vous en conviendrez.

2. Parce que je cherchais un truc ludique pour égayer un sujet aussi sombre. Et que les Télétubbies sont les seuls à remplir la double condition d’être à la fois de couleurs vives et de provoquer des envies de mass murder.

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6 réflexions sur “« Et sinon, t’as pas un sujet encore plus glauque? »

  1. L’histoire-pour-laquelle-tu-as-fait-une-introduction-certes-trop-longue-mais-passionnante (les tirets entre les mots, possible que ça entre aussi dans la catégorie des choses qui donnent des envies de meurtre) est… sans doute qu’il y a un mot allemand pour le dire correctement (un mot entre horrible et formidable). Bien bel article (j’ai particulièrement aimé le premier top trois, my evil side).

  2. Ah, je me suis trompée, normalement j’ai un cerveau. Bon, vu que mon cerveau est remis en place, je tiens à te dire que j’aime énormément ce blogue (un peu moins son rythme indolent… maiiiiiis je vais finir pas connaitre les articles par cœur et c’est pas mal à citer en soirée).

  3. Vous avez fort bien surmonté les obstacles liés au périlleux mélange entre un fond historique glauque et douleureux d’un côté, et un ton sarcastique mais compatissant de l’autre. Enfin, quelle clarification du concept de GMS, à ne pas confondre avec la bien connue grogne pré-menstruelle.
    Il semblerait qu’il vous faille revoir à la hausse le nombre de vos lecteurs. Étant donnée l’incertitude quant à mon assiduité, 0.5 semble une estimation prudente.

  4. Je découvre ce blog, et je trouve ce post très bon. Merci, encore des heures au travail qui seront bien occupées à vous lire.
    La rencontre avec Herr Töpf a quelque chose de terrifiant et de touchant (si, si, j’ose). Et l’introduction sur Paris quand il fait beau est parfaite (et elle pourra être réutilisée dans 3 semaines, quand le soleil décidera de sortir).

  5. Pardon, je reprends, j’ai posté trop vite. La résilience de Herr Töpf est marquante/ touchante/ intéressante. l’histoire de sa famille est évidemment terrifiante.

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