« T’en n’as pas marre de tout politiser? »…

… s’est exclamé ma soeur le soir de Noël alors que je m’étais lancée (sans trop savoir moi-même pourquoi ni comment) sur une diatribe contre les normes européennes en réponse à une vieille anecdote sur un copain de mon frère qui, dans les années 80, s’était déchiré la joue en se la prenant dans une poignée de porte alors qu’il courait bouche ouverte.  (Ce copain perdu de vue est une légende dans ma famille).

Alors, oui, c’est vrai, je peux pas nier: je politise tout. Et si, sans doute, j’étais déjà sur cette pente depuis un certain temps, 2013 aura été assurément l’année où j’aurai pris le forfait illimité du domaine des Trois-Vallées. Je  ne dis pas que c’est super mais je n’y peux plus rien, les alarmes sonnent dans mon cerveau même quand je fais autre chose. Exemple 26 décembre, 20h03, vautrée en pilou devant la cheminée de Mamie et avec une vague et classique nausée, je feuillette mollement un magazine quelconque (ou plus précisément: je feuillette mollement un magazine probablement exaspérant et contraire à pleins de mes convictions, mais la nausée empirant à chaque fois que ma grand-mère me répète « tu remporteras le foie-gras », je me contente de tourner les pages en pensant à autre chose) quand soudain…

I Believe I can…

Bon en fait, pour parler franchement, j’ai entrepris d’écrire cet article à propos d’un truc précis mais je ne sais pas si j’ai le courage/la force/ les compétences. C’est que je n’y suis pour rien Monsieur l’Agent, je vous jure que j’avais pas envie de débattre! vous savez en ce moment moi je vis en pilou sous ma couette et je ne sors que pour cuisiner des soupes de courge. Je ne suis vraiment pas polémique je vous jure!

Mais je me suis retrouvée malgré moi dans une engueulade sur le wall FB d’un « ami » qui n’en est pas assez un pour que je connaisse ses amis à lui. Et donc  des gens que je ne connais pas m’alpaguent parce que oui, j’ai eu la faiblesse de répondre un petit commentaire de rien du tout, je vous jure, juste un petit lien comme ça au passage.

Execute

C’est un débat évidemment sur Dieudonné comme environ 80% des statuts FB ces jours-ci. Vous avez remarqué? On a atteint à nouveau ce stade de violence, de colère, de statuts longs de 25 lignes, de chocs émotionnels de découvrir que des gens ne sont pas de la même opinion que nous, de je-refuse-d’être-ami-avec-un-facho-comme-toi-adieu-je-te-bannis, de photo provoc pro et anti en même temps, d’articles-matraquage brandis comme des vérités sans vérifier 2 secondes qui en est l’auteur: bref, on est revenus au même niveau de folie que l’année dernière avec le mariage homo.

Donc un type que je ne connais pas m’a répondu un argument vaseux : « Non mais peut-être y a des gens qui font ce geste devant Auschwitz mais ça veut pas dire que lui il est antisémite, je le sais, j’ai vu ses spectacles ».

(Ah je vous préviens, je ne vais écrire ce mot qu’une fois: quenelle. Voilà, et maintenant je ferai des périphrases à la place, parce que j’ai toujours détesté ce mot qui évoque un truc molasse et jaunâtre au goût de vieux poisson que ma grand-mère nous prépare invariablement (mais mystérieusement) avec une sauce aux olives vertes et au ketchup. Cela m’est une raison en fait suffisante pour ne pas du tout avoir envie de parler de ce sujet.

Je n’ai pas envie de répondre à ce mec que je ne connais pas sur le mur d’un mec que je connais à peine que, oh lala oui, quel hasard malencontreux alors que des gens aient repris ce signe dans des lieux de mémoire juifs alors que le geste a été inventé par un mec qui défend un programme politique luttant pour la destruction d’Israël et expliquant que tous les maux du monde sont provoqués par les juifs, la guerre, la finance, jadis la traite des noirs, que derrière chaque divorce il y a juif etc…

Donc, je gardais le silence, sagement. En vrai, je déteste les débats sur FB. Limite, je vous confesse que j’ai un peu pitié de ceux qui écrivent de longs argumentaires, que ce soient sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires d’articles (je ne parle même pas de ceux qui débattent rageusement sous des vidéos youtube ou s’insurgent sur des produits Amazon…) Je lis avec une fascination légèrement condescendante (je sais, c ‘est mal, mais je rappelle que j’ai grandi dans le Marais, et Condescendance est la première fée qui vient se pencher sur les berceaux entre la rue de Bretagne et l’Hôtel de Ville) ces diatribes tantôt mal orthographiées, tantôt manichéennes, tantôt parfaitement connes, tantôt d’une triste mollesse centriste  (« moi je pense que tout le monde a droit à son opinion »), tantôt (rarement) franchement intéressante, ce qui me fait soupirer avec compassion : vous, monsieur, madame qui avez une véritable opinion et savez conjuguer les verbes du premier groupe, que ne trouvez-vous un meilleur endroit où employer votre dialectique que la 35eme page des commentaires d’un article de l’Express de 2009?

Mais mon mépris total va au modérateur boring, celui qui entre dans le débat juste pour le clore alors que personne ne t’a sonné, Michel! Le sage qui proclame : « la meilleure solution serait de ne pas en parler »/ « Tout ça ne mérite pas de s’énerver » / « Le silence est d’or ». Le conciliateur de la mort.

La grande majorité du temps je pense ça moi aussi. C’est justement pourquoi je ne commente presque rien, ou alors à coups de petites vannes à des amis triés sur le volet qui comprendront sans ombrage mes sarcasmes.

Et puis un autre inconnu est intervenu dans la discussion avec un argument assez choc pour m’obliger à écrire, là, quand même, faut pas déconner: « Mais non Dieudonné n’est pas antisémite: il est antisioniste ».

Bien.

Bien bien bien.

Alors.

Ah punaise!

Aaaaaaaah.

Vraiment? Je vais devoir répondre à ça pendant les fêtes de fin d’année et alors que je vis paisiblement sous ma couette sans emmerder personne?

Bon, apparemment oui parce que je ne trouve que des contre-argumentaires débiles sur internet, que j’ai failli m’engueuler avec une copine avec qui je suis pourtant en général d’accord,  et qu’on me cite Stéphane Hessel comme antisioniste pour me prouver que j’ai tort et non mais les gars vous ne…

Attendez deux secondes, pour me lancer là dedans, il va me falloir un café, une clope et du chocolat truffé et une bouteille de whisky. Et peut-être ce serait l’occasion de me mettre à la coke.

OK. Let’s go.

En fait ça va être bref. On va juste parler linguistique (trop funky ce post pour terminer l’année…)

Soyons scolaire, regardons le Littré. (Le Littré étant un dictionnaire fondé par Émile Maximilien Paul Littré, né à Paris le 1er février 1801 et mort à Paris le 2 juin 1881,  lexicographe,philosophe et homme politique français, dont le père était d’Avranches en Normandie, on peut considérer qu’a priori, ce n’est pas un ouvrage particulièrement  rédigé par le lobby maçonnico-sioniste).

Le Littré nous apprend donc que « sémite » (terme employé « avec une connotation péjorative comme synonyme de juif ») désigne « un groupe ethnique et linguistique dont Sem est considéré comme l’ancêtre (…) divers peuples ou groupes de peuples, établis au Proche Orient plusieurs millénaires avant l’ère chrétienne ». En gros donc, les gens originaires du Proche-Orient (un peu des arabes aussi en fait)

Et sionisme? Mouvement politique et religieux né de la nostalgie de Sion, permanente dans les consciences juives depuis l’exil et la dispersion, provoqué au XIXe s. par l’antisémitisme russe et polonais, activé par l’affaire Dreyfus, et qui, visant à l’instauration d’un Foyer national juif sur la terre ancestrale, aboutit en 1948 à la création de l’État d’Israël.

Sioniste donc: quelqu’un qui est pour la création d’un état juif. J’ajoute cette ligne qui en fait résume juste à la perfection ce que je pense:

Antisionisme, subst. masc. L’antisémitisme est l’expression consacrée pour désigner exclusivement la haine des juifs à travers les siècles. Les années 60 ont forgé un autre mot pour désigner une forme déguisée de cette haine gratuite: l’antisionisme (L’Arche, oct. 1986, p. 66, col. 1)

C’est-à-dire que je sais que les gens (les gens éduqués hein, je ne réponds pas aux gros débiles un 31 décembre) qui me disent que « antisioniste » ça ne veut pas dire qu’on n’aime pas les juifs, ça veut dire qu’on est contre la politique de l’état d’Israël, eh bien, bonne nouvelle: il y a un mot pour ça. Ca s’appelle être anti-israëlien. C’est une opinion politique. Si on prend le truc dans l’autre sens, on peut même dire être pro-palestinien. Ce qu’était Stéphane Hessel, là oui, sans doute possible.

Mais antisioniste, non, ça ne veut pas dire juste « anti-Nétaniyaou ». Ca veut dire, aujourd’hui, dans notre monde actuel, avec les évolutions du langage, dans la pensée commune, et avant tout, puisque le débat du jour vient de là,  dans la bouche de Dieudonné et de tous ces sympathiques copains, Soral & co, être contre ces juifs qui ont tous le pouvoir et qui gouvernent le monde dans l’ombre de leurs nez et doigts crochus. Contre tous les juifs quels qu’ils soient, qui sont tous dans un même complot, qui sont donc le mal incarné, ce que ce pauvre Anelka par exemple dénonce comme « le système ». (petite pause fun avec ce petit tumblr savoureux: Anelka contre le système). La haine d’un peuple et l’idée qu’il doit être mis à mal, détruit, voire éradiqué, parce qu’il est la cause de tous les problèmes, et ce de par sa nature propre, de par ses gènes et son histoire, je sais pas vous, mais moi, je trouve que ça ressemble vachement à du racisme. Ou dans notre cas précis: à de l’antisétisme.

Le complot juif – couramment appelé dans sa version complète tomate-salade-oignons  « complot judeo-maçonnico-trotsko-americano-bobo-capitaliste »-  est l’amalgame complotiste WTF dans lequel tombent tous les déçus du monde, les frustrés, les pauvres, les cocus, les chômeurs, les middle-class qui pleurent sur leur feuille d’imposition, ceux qui n’ont jamais vu un juif en vrai et pense que ça ressemble à un croque-mitaine diamantaire, et auxquels se joignent allègrement les racistes, les extrémistes et… les antisémites.

Et c’est moi qui dis ça alors que ma propre soeur m’accuse d’être complotiste quand je dis que les guerres au Mali et en Centrafrique ne sont pas des interventions humanitaires mais des conflits d’intérêts entre multinationales qui balancent des bombes quand elles ne sont pas parvenues à piller silencieusement toutes les ressources possibles d’un pays.

Tout ça pour me répéter une énième fois et dire qu’il faut faire gaffe aux mots. Qu’il faut se battre pour qu’ils gardent (ou retrouvent) leur sens. Que si « système » devient synonyme de « ramassis de fils de pute sans scrupule qui spéculent sur les dettes publiques insolvables pour enrichir des traders cokés qui sont eux-mêmes dépassés par ce qu’ils croient maîtriser », eh bien, bientôt, on n’aura plus de mot pour définir ce que serait un système juste. Comme dit Orwell : si on fait disparaître le mot « mauvais », au bout de quelques générations, la notion même de « mauvais » ne pourra plus être pensée et il sera devenu impossible de critiquer quoique ce soit.

Donc, oui: je politise tout, y compris les mots que j’emploie, le choix de mes légumes, la façon dont je parle à ma mère, où j’achète mes cadeaux de Noël, où je pars (pas) en vacances et comment je drague. Et je ne compte pas arrêter. Et même:  je trouve inquiétant ceux qui ne le font pas. Parce que le mot « politique » lui-même a pris communément un autre sens, quelque chose entre « affairisme », « oligarchie » et « promesse non-tenue ».

Alors qu’au départ ça veut dire « comment on organise la vie dans la cité ». Et je ne comprends pas comment les gens ou les médias peuvent dire que le « peuple » ne s’intéresse plus à la politique quand je vois qu’un milliard de personnes s’enflammer en commentaires sur FB ou Amazon à propos de n’importe quoi.

Et puis en plus, j’ai lu l’autre jour une case de Joann Sfar qui dit comme moi (et Sfar est devenu mon modèle dans bien des domaines, au point que je viens de me mettre au violon à cause de lui et que ça me coûte 250€ chez le luthier). De mémoire:

« On m’accuse de tout politiser. Mais je trouve normal, quand on me dit que le pantalon en cuir revient à  la mode, de  me demander si c’est de gauche ou de droite ».

Did you hear that ?

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin et un encore meilleur début d’année.

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8 réflexions sur “« T’en n’as pas marre de tout politiser? »…

  1. Pourriez-vous SVP sortir de votre couette pour vous présenter au prochaines présidentielles ? Merci d’avance. Non seulement vous êtes la première parisienne snobinarde à admettre cette affreuse condescendance naturelle des natifs de boboland, mais j’en ai un peu marre de n’être politiquement d’accord qu’avec vous et avec aucun professionnel de la politique ou des médias. J’arrête de voter tant que vous ne créez pas au moins un parti politique. Là encore, vous venez d’exprimer avec brio ce que j’avais en travers de la gorge sur tout ce bordel dieudonnésiaque. Étant un provincial primaire, j’en étais resté à vouloir qu’on lui mette une balle dans la tronche pour le simple fait qu’il ne m’a jamais fait rire même quand il ne jouait pas avec les trucs de nazis. Je prenais jusquà l’overdose, la fameuse réplique sur l’anti-sioniste dans la figure à chaque détour de reseaux (anti) social. Maintenant je vais me contenter de mettre l’URL de votre article. Je sais c’est presqu’une lacheté intellectuelle mais en même temps, je commet pile l’erreur du comm trop long donc je fais déjà pitié.

    1. Merci Jean-Guillaume. Ceci dit mon mépris des commentaires ne mentionnaient pas ceux des blogs en général qui sont pour moi les derniers endroits où causer par écrit, si tant est que le blog soit convivial, et personnellement j’y ai passé bien du temps chez des collègues de talent. Et évidemment narcissique, cela ne concernait surtout pas les commentaires à destination de ma pomme, surtout quand ils sont rédigés avec des verbes bien orthographiés.
      Et sincèrement, si j’ai pu mettre des mots sur ce que vous vouliez dire, c’est le plus agréable compliment qu’on puisse me faire, vu qu’en général je n’écris moi-même que pour tenter de formuler le foutoir qui encombre ma tête…

  2. Pour moi, « antisioniste » et « anti Israël/pro Palestine », ça désigne la même chose… Etre antisioniste, ce n’est pas, en soi, être antisémite.
    Après, il est vrai que le mot « antisioniste », tel qu’il a été récupéré par Dieudonné ou d’autres personnes du même acabit, n’est jamais qu’une manière de dissimuler un véritable antisémitisme; Vrai que des gens qui sont de gros antisémites se disent « antisionistes » parce que ça fait mieux, plus respectable, moins raciste. Mais justement, il ne faudrait pas laisser à ces gens le monopole du mot « antisioniste ». Le sionisme est une idéologie (liée à l’état d’Israël), et le judaïsme une religion. Il y a une différence entre être contre une idéologie et alimenter la haine contre une population (d’ailleurs il y a des juifs qui sont antisionistes, parfois justement par conviction religieuse). Et un Dieudonné ne fait jamais que brouiller les repères en mélangeant tout. Dieudonné est même bien utile aux « pro Israël » qui crient à l’antisémitisme dès que l’on critique l’état israélien, il leur donne des arguments (« ah ben vous voyez, la preuve que ces antisionistes sont en fait antisémites » !), parce que comme eux, il confond critique d’Israël et haine des juifs.

  3. Et j’ajoute que, parmi les gens que l’on peut qualifier de sionistes (ou « pro Israël »), il y a beaucoup de gens qui ne sont pas juifs. Parfois ils adoptent d’ailleurs cette position « pro Israël » pour des raisons dépassant le conflit en lui-même (je constate souvent que les islamophobes sont « pro Israël » par exemple. Et par « islamophobes » je veux dire : racistes contre les musulmans. Du coup ils prennent le parti d’Israël parce que c’est dans la logique de leur racisme).
    De même, il y a des antisémites qui prennent le conflit israélo-palestinien comme prétexte afin d’alimenter leur antisémitisme, et la solidarité avec les Palestiniens ne compte pas tant que ça pour eux…
    N’importe quelle cause politique peut être récupérée, d’une manière ou d’une autre, au nom du racisme.

  4. J’avais lu avec délice votre texte « Il faudrait faire la grève du monde » et, dans ma lancée, enthousiaste, j’ai donc lu ce texte. Hum… Tout politiser, c’est très bien (et d’ailleurs ce titre ne m’a pas attiré l’oeil pour rien), mais c’est bien de savoir de quoi l’on parle… Je passerais sur Dieudonné, Soral, etc. parce que ce sont des antisémites et des abrutis. Par contre, l’antisionisme… Comment dire… un conseil lecture : Le nettoyage éthnique de la Palestine, par Ilan Pappe. Cet historien israélien reprend justement avec précision la genèse du sionisme. Ce merveilleux projet qui n’a jamais été autre chose qu’un projet colonialiste et raciste. Son ouvrage est une mine d’informations et d’extraits d’archives plus sordides les unes que les autres.

    Lorsque vous écrivez « La haine d’un peuple et l’idée qu’il doit être mis à mal, détruit, voire éradiqué, parce qu’il est la cause de tous les problèmes, et ce de par sa nature propre, de par ses gènes et son histoire, je sais pas vous, mais moi, je trouve que ça ressemble vachement à du racisme », on est parfaitement d’accord, et c’est précisément la politique de l’état d’Israel depuis 66 ans vis-à-vis des palestiniens, chrétiens et musulmans.

    Voilà, bonne lecture d’Ilan Pappe, j’espère que ça modifiera votre perception de la notion d’antisionisme. Pour celle concernant Dieudonné and co, laissons-les être aspirés par les méandres de l’histoire comme d’autres avant eux, parler d’eux ne fait que les convaincre qu’ils disent des choses intéressantes…

  5. Excellent article fort bien écrit..
    Pour ma part j’incline à penser que l’antisémitisme actuel est un peu à mettre dans la même catégorie que le djihadisme de prisunic ou le nietzschéisme à trois ronds qui font recette depuis quelques temps : cela s’appelle du bovarysme, et la leçon du bovarysme c’est qu’un paumé que la Shoah fait marrer, ou armé d’un AK 47, ou qui se montre faible avec les forts et forts avec les faibles, reste un paumé.

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