« Comme tout le monde, chérie »

Un jour j’étais à Bangalore, dans le centre de l’Inde. Après quelques heures dans la ville, je me sentais si mal que j’ai décidé de prendre le premier train en partance et de le laisser m’emmener, au hasard Balthazar.


Le trajet durait déjà depuis cinq ou six heures, c’était la nuit noire et impossible de m’endormir. Alors je lisais Harry Potter. Je me souviens parfaitement : c’était le moment où Harry est avec Dumbledore dans un genre de grotte souterraine avec un lac. Ils savent qu’il ne faut surtout pas toucher l’eau, sinon des sortes de spectres en sortent. Dumbledore est obligé de boire une coupe remplie de poison qui le rend fou et assoiffé, et Harry doit le gérer pour pas qu’il touche l’eau, le porter, faire avancer la fuc*ing barque et échapper aux zombies. Je lisais ça avec angoisse (en vrai, j’aime pas les livres qui font peur. Harry Potter c’est à peu près mon max niveau polard). Et puis en anglais, ce qui m’obligeait à être particulièrement concentrée. Immergée. Soudain une main apparaît devant moi. Je sursaute. Je lève la tête : un.e transexuel.le indien.ne me fixe d’un regard autoritaire. Une main tendue vers moi, un jeu de grelots dans l’autre, il /elle murmure comme une psalmodie en silence. Je regarde autour de moi. Je réalise que le wagon est quasiment vide – ça n’arrive jamais un wagon de train vide en Inde. Jamais ni avant ni après je n’ai vu ça ! et je remarque la longueur insensée du wagon et sa couleur verdâtre et le froid et la cacophonie des clochettes du groupe de quatre ou cinq hijras*, – comme on les appelle ici.

* Les transgenres en Inde (reconnus depuis peu légalement en tant que ‘troisième sexe’ d’ailleurs)(et oui, c’est un blog où on se cultive ici monsieur) vivent de façon marginale et la plupart dans des conditions épouvantables. Mais ils/elles sont considéré.e.s d’une façon étrange par le reste des habitants, dans une sorte de crainte et de respect mêlés. On se dit qu’ils/elles sont sûrement un peu sorciers, ou vaudous, ou chamanes, enfin, un truc qui fait qu’on évite de se les mettre à dos quoi.

Ils/elles sont deux devant à moi, tout près, me regardent sans siller, en murmurant toujours. Je sors le peu d’argent que j’ai dans mes poches, je leur donne tout en m’excusant, mon cœur bât à 100 milles et dans ma tête, je les supplie de me laisser ; ils-elles disparaissent dans le boucan des clochettes et du vieux chemin de fer.
Je regarde par la fenêtre. Il n’y a pas la moindre lumière d’une ville dehors. C’est la nuit la plus totale, la nuit comme ça peut l’être dans les pays si vastes que des campagnes s’étalent sur douze heures de trajet. Je réalise alors que je n’ai pas la moindre idée d’où je suis. Et que personne ne le sait. Personne de mes proches, de ma famille, personne en France, personne ici – vu que je ne connais personne ici. Je suis quelque part en pleine nuit à sept ou huit heures de Bangalore (dans quelle direction ?) et s’il m’arrivait quelque chose, même Dumbledore ne pourrait rien (surtout après avoir bu le poison, le con).
Il fait un froid de canard et je me mets à sangloter.
Depuis des semaines je me baladais seule aux quatre coins du sous-continent. Là pour la première fois, j’ai eu peur. Vraiment peur.

Ceci dit, je l’avais vite occulté, puis nié, mais avant le départ, j’avais peur aussi. J’avais fait ma maligne à prendre un billet pour partir toute seule, à à peine 20 piges pour me prouver… quelque chose. Et tout mon entourage avait bien œuvré à me faire flipper. Les vaccins, les maladies, les épidémies, les moustiques, les serpents, le trafic routier, les vols, les viols, les crudités, les hommes, les drogues, bien accrocher ton sac avec une chaîne et un cadenas, ne jamais quitter ses affaires de vue, 3 photocopies de ton passeport cachées en divers endroits, une pochette avec des travellers toujours sous ton tee-shirt, des fringues larges et en coton (les tissus synthétiques avec la chaleur : un danger à ne pas négliger), les faux taxis, les fausses adresses, les faux saddhus, les faux yogis, les fausses agences de voyage, la fausse eau minérale (!), tout n’est que leurre et mensonge fait pour profiter de toi, sous tous les pires aspects possibles. Tout fait peur. Alors j’avais peur.
De l’avion d’abord. (Avec escale aux Emirats, donc double avion = double peur).
Et puis j’ai peur des chiens, surtout errants, surtout ayant potentiellement la rage.


Tiens, en voiture, j’ai peur aussi. Des autres conducteurs, de conduire la nuit, de l’autoroute quand elle est chargée. De m’endormir au volant. De tomber en panne à 130 à l’heure.
En vélo, rarement mais de temps en temps tout de même ça m’arrive d’avoir peur. Quand je grille un feu le jour, j’ai peur qu’il y ait un flic. La nuit : qu’une bagnole surgisse trop vite. J’ai peur d’un trou dans la chaussée et de m’ouvrir la tête. J’ai peur qu’un de mes pneus pète quand je traverse Paris toute seule à 4 h du mat’ en ayant un peu picolé et que je passe par des quartiers déserts et/ou pourris. J’ai peur de marcher toute seule dans certains coins quand il est trop tard (j’ai peur du bruit de mes talons quand je suis en talons). C’est pour ça que je suis en vélo.
J’ai peur de plein de maladies, ça change selon les périodes, les humeurs, les modes. Parfois même selon les heures de la journée. Selon les âges. Ca peut être de plusieurs conjointement, d’Alzheimer ET d’un ongle incarné.
Vers 11 ans, j’avais peur que les choses changent. J’en pleurais régulièrement, chaque fois en fait que je trouvais quelque chose qui obligatoirement changerait un jour. J’avais peur que mon frère quitte la maison. Peur que ma maman vieillisse. Peur de ne plus être une enfant. Peur d’entrer au collège. Peur de me couper les cheveux. Peur de jeter quoique ce soit parce que et si, plus tard j’en ai besoin ?
Après l’adolescence, la nostalgie m’a un peu abandonné. Mais pas la peur.
J’ai eu peur de déménager. Et de le regretter. Peur de ne jamais trouver d’appart puis peur que l’agence ne veuille pas de nos dossiers d’étudiants-intermittents.
J’ai eu peur que mes amis ne viennent plus me voir quand j’ai changé d’arrondissement (fallait prendre la ligne 13. Y avait de quoi perdre pas mal de proches).
J’ai eu et j’ai encore peur si je dois faire le moindre truc en rapport avec la musique : chanter ou jouer du piano, malgré je-sais-plus-combien d’années de cours. Idem pour les dessins : la peur que quiconque les voie et découvre ma nullité.

Quand j’ai commencé un journal intime vers 8 / 9 ans j’avais une peur panique qu’on découvre mes secrets et mes mauvaises pensées consignées noir sur blanc (enfin, violet sur rose pastel). Jusqu’à 25 ans, j’avais tellement peur que je ne signais pas mes textes. Trop peur de laisser découvrir mes idées propres. Ou pire : mes sentiments.
Il m’a fallu du temps et quelques claques pour dépasser la peur d’écrire mon nom mais donner à lire un de mes écrits est resté une épreuve. Ma première pièce, je l’avais filée à quelques amis élus (c’était tellement épouvantable, appelons-les : mes martyrs). Je n’ai jamais osé leur demander même s’ils l’avaient ouverte et ils ont eu la pudeur de ne jamais m’en parler.
Aujourd’hui je passe mon temps à faire ça, envoyer des textes à des inconnus, à des ‘professionnels de la profession’, à des institutions. Grosso modo le sentiment reste le même : la peur.
On imagine du coup comme créer un blog et partager des histoires sur internet a été coolos à vivre : malgré le pseudo, 4 ans de peur.
Ma dernière pièce qui a été présentée, c’était le mois dernier dans un très chouette théâtre de Paris avec une équipe merveilleuse en qui j’avais toute confiance. Le matin de la lecture je me suis réveillée à l’aube dans un état entre le terrassement, le désespoir et l’adrénaline. La peur. Qui ne m’a quittée ni pendant les répètes, ni pendant la représentation, ni en discutant avec le public après.
Peur que ça plaise. Peur que ça ne passe pas. Peur qu’on se rende compte de l’imposture. Peur que mes cheveux aient l’air sales. Peur de me vautrer devant tout le monde, y compris au sens propre – et de me fouler la cheville au passage.

Quand je rencontre quelqu’un qui me plaît, évidemment : la peur. Quand tu te dis que ça pourrait. Quand tu voudrais que ce soit. Quand tu projettes. Lui ou elle en face qui semble tellement ça. Tellement si. Peur d’envoyer un texto et qu’il soit mal compris. Peur de trop dire. De pas assez dire. Peur de regretter. Peur de ne pas avoir osé. Peur de n’être pas comprise avec mon putain de second degré. Peur d’être trop premier degré. Peur de ne pas comprendre. Peur de gâcher l’instant présent. Peur de ce qui pourrait se passer si ça se passe bien. Peur que ça se passe mal.
Peur la première fois, la première nuit. Peur la deuxième aussi parfois.
Peur de lâcher prise. De ne pas lâcher prise.

J’ai peur des films sur les serial killers. Et des films coréens (on ne mentionne même pas les films d’horreur coréens: je nie leur existence). Peur des forêts la nuit. Peur de mon ophtalmo. Peur des drogues dures. Peur de finir seule mangée par des chats. J’ai peur, quand je jette un mégot par la fenêtre, de faire exploser une voiture. Peur d’être cambriolée (depuis que je l’ai été). Peur de perdre des docs non sauvegardés. Peur que mon chargeur provoque un incendie de l’appart. Peur du résultat des prochaines élections. Peur des mots techniques que je ne comprends pas. J’ai peur de pleins de mots d’ailleurs, République, lénifiant, tautologique, lobbying.
Un jour seule en Turquie j’ai été suivie trois plombes par un mec défoncé. Peur. J’ai travaillé en début d’année dans une ville dominée par une grosse centrale nucléaire. H24 le petit monstre m’agitait le ventre : j’ai peur des possibilités d’un accident atomique. Parfois j’ai la flemme de laver une pomme. Je pense ‘pesticide’ et trois secondes, j’ai peur. J’ai peur des multinationales, des messages ‘En navigant sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies informatiques’, peur du TAFTA, de la langue du bois. J’ai peur d’être réac. Peur des fétichistes du mohair.
Je me suis étalée ici sur mon amour pour Athènes après mon séjour de septembre. J’ai juste évité de dire qu’avant de partir, bah : j’avais peur.
Au début du mois, j’ai été invitée à bosser au Maroc. Super ! J’ai pas arrêté de répéter ‘Super!’ avant d’y aller. J’ai balancé mon excitation à la face de tous mes proches.
Et dans le fond, je me sentais comment ? Carrément super.

Imaginez un peu : peur de l’avion + peur qu’on oublie de venir me chercher à l’aéroport + peur du Maroc (puisque je ne connais pas, je ne peux pas pré-visualiser, donc peur) + peur de travailler avec des inconnus. (Peur de ce qu’ils pourraient se dire / peur de ce que je me dirais). Peur de ne pas être à la hauteur. Peur des maladies, du trafic routier, des serpents, des crudités. Peur de dangers potentiels qui doivent probablement exister mais dont je n’ai même pas conscience, c’est pire putain ! Attends, et politiquement, il se passe quoi au Maroc ? Et puis je dois bosser avec des acrobates ? Mais je connais RIEN à ça, qu’est-ce que tu veux que je leur raconte ?
Quand j’écoute les infos, j’ai peur. Et je vis avec la radio. Flash info toutes les 50 min.
Quand je reçois une notification Libé sur mon téléphone, illico : peur. D’autant que ce truc s’est programmé tout seul sur mon téléphone dans une mise à jour cet été et que le premier qu’ils m’aient balancé, c’était ‘Un mec arrêté dans un Thalys s’apprêtait à buter tout le monde’. Donc peur. Et bonus : peur dans le TGV dès le lendemain, peur qu’il n’y ait pas de GI américain sorti de nulle part pour potentiellement empêcher un massacre.
En plus, en TGV j’ai toujours peur de me brûler en portant mon café du wagon-bar jusqu’à mon siège et d’ébouillanter quelqu’un au passage. Celle-là encore, ça va, c’est une peur que je maitrise bien à force de verser un SMIC/mois à la SNCF.

C’est surprenant ça, comme les peurs évoluent au fil du temps. Elles semblent immenses et indéboulonnables, puis parfois elles s’effacent toute seule. Longtemps par exemple j’avais une peur panique que mes différents amis se rencontrent. Fini. Ou j’avais peur de dire Je t’aime et de passer pour une conne. J’ai compris que ça n’arrivait pas, ça. Qu’on n’est pas si con en vrai (après 14 ans).
Et il y en a qui apparaissent un jour et qu’on avaient jamais envisagé avant. Ou alors intellectuellement, mais si c’est intellectuel, c’est pas tout à fait une peur. Une peur c’est dans les tripes.
La peur de devoir choisir entre rentrer chez moi ou rester sur cette terrasse, ce vendredi soir là. La peur de marcher dans ces rues que je connais par cœur, dans la ville où j’ai grandi, parce qu’il y a des fusillades à quelques centaines de mètres. La peur en attendant la réponse à un texto d’un ami habitant dans le 10e ou d’un autre, toujours fourré rue de Charonne. La peur en entendant la peur de ceux qui appellent de loin. La peur pour ceux que j’aime et la peur en réalisant combien je les aime et combien on est fragile et aimant. (Oui on est fort d’être aimant, bien sûr. Mais fragile aussi, ô combien). La peur de ne pas avoir assez dit Je t’aime. De ne pas l’avoir assez montré.
Oui, à présent il y a ces peurs là, jamais envisagées ou plutôt jamais concrétisées.
La peur de la moindre sirène. La peur que, de cette voiture qui s’arrête à l’angle, pourraient sortir deux types qui tireraient sur tout le monde autour. La peur d’un concert de rock et des bars dans lesquels on squatte depuis qu’on se connaît. La peur quand quelqu’un m’appelle deux fois de suite. La peur de passer par là. La peur de dormir seule parce qu’au moment de dormir toutes les peurs se réveillent. La peur des rêves que mon inconscient va former cette nuit.
Et puis dans mes moments les plus calmes : la peur que ce climat perdure. Et la peur pourtant, qu’on oublie. La peur de ce que fait ‘mon’ gouvernement et que je ne saisis pas, que je n’ai pas les moyens de comprendre, pas le cerveau pour l’instant, pas l’énergie. La peur des milliers de réactions et de témoignages et d’opinions venant de partout en tout sens. La peur de ces mecs en kaki qui stationnent en bas, mitraillettes en main. La peur de ce qui adviendra.
La peur de ressentir un jour à nouveau ce froid dans le dos. Ce froid polaire de ce vendredi 13.

A quel âge le tout-petit découvre-t-il la peur ? Le jour où il se brûle avec sa purée ? La première fois en haut du toboggan ? Quand ses parents lui lâchent la main ?
Je sais que je viens d’une famille particulièrement angoissée. Pour ma mère la vie quotidienne est une suite sans fin de dangers à déjouer. Ma sœur se trouve régulièrement paralysée de crises d’angoisse. Mon frère a les mains bouffées d’eczéma. (chez nous on somatise par les maladies cutanées. On est du pain béni pour les dermato qui peuvent nous psychanalyser pour le prix d’une ordonnance de pommade anti-psoriasis au goudron). Depuis très jeune j’ai entrepris de déjouer ça. De me battre contre cette hérédité. C’était de la rébellion oui mais pour sauver ma peau. Ne pas laisser la peur, le ‘Et si’ me mettre des bâtons dans les roues.
Et puis en grandissant j’ai compris que c’était pas juste ma famille, mais le monde qui avait peur. Qu’on était biberonné avec cette arme aussi puissante qu’insidieuse. Que la majorité des discours (et la pub) étaient faits pour réveiller nos peurs les plus primaires, pour les attiser, ou pour y répondre par des réponses simplistes (par peur de la complexité, peur d’admettre qu’on n’a pas de réponse). Alors me battre contre la peur, c’est devenu un acte philosophique et politique. Lutter contre les instincts faciles, l’enfermement, l’entre soi, le petit confort, la possessivité, la routine qui éteint le cerveau, le manichéisme. Repérer les peurs crétines, c’est-à-dire celles qui sont braillées de partout. Accepter les peurs de bon sens parfois, dépasser celles qui entravent. Jongler tout le temps en fait, doser, jauger, trier, les milliers de peurs de tout ordre. Trouver celles qui sont en fait des balises sur la route des désirs, des rêves à atteindre. Celles qui ne sont que des fantoches, des ombres qui s’évanouissent en braquant une bonne grosse lampe 70W. Celles qui demandent des années à trimer pour retrouver la cause enfouie. Celles qui ne méritent qu’un haussement d’épaules. Celles qui méritent d’en faire un combat et qui donnent envie de se lever le matin.

Ah tiens, oui, d’ailleurs (peur de faire des posts absolument sans queue ni tête) j’ai pas fini l’histoire du train désert au milieu de la pampa indienne.
Je ne me rappelle pas la fin du trajet. Mais même un train indien finit par arriver à destination. J’ai du probablement trouver un hôtel en pleine nuit. J’ai du bien dormir. Et le matin, il a du faire beau, et je me suis promenée en tentant de comprendre où j’étais, et sûrement que j’ai bu 22 chaïs accompagnés de 22 clopes en m’émerveillant d’être aussi loin et paumée. C’est un peu flou mais je sais que de cette ville-là, Tirupati, je suis partie faire un pèlerinage sur une colline sacrée. Et que ça a été une des expériences les plus fortes de tous les mois passés là-bas. Non pas pour ce que j’ai vu, mais pour ce que j’ai lâché. Rétrospectivement, mon vrai voyage a commencé à ce moment-là.
Au son des grelots de ces malheureux hijras qui me demandaient 20 roupies et qui évidemment n’y étaient pour rien (mais c’est malheureusement si facile de mettre la peur sur le dos des autres).
Après des semaines à avoir joué les vaillants petits soldats envers moi-même, cette nuit-là dans le train, j’avais osé tout m’avouer : combien j’étais petite et seule et paumée et vulnérable. Combien j’avais immensément peur.

C’était il y a dix ans pile. Certains jours je me crois moins paumée, moins vulnérable. Mais dans le fond non, le constat reste le même. Ca ne se voit pas tant je crois pour ceux qui me côtoient, mais oui, je vis avec la peur depuis toujours et presque tout le temps. Surtout quand j’écris.
Surtout quand j’aime.
La différence c’est que maintenant je suis prête à le revendiquer.
Loin de m’entraver, la peur me sert de moteur. Pas de conseillère, non, pas question qu’elle joue les chefs. Mais j’accepte de la nommer oui. De la regarder, de la respecter, de la bichonner même.
Pour, quand il le faut, réussir à la feinter et à lui botter le Q.

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