« Ca doit être les hormones… »

C’est dommage: il y a deux/trois jours, j’avais un post intelligent et cocasse presque écrit dans ma tête.

Et puis j’ai eu cette idée étrange:

« bon, ça suffit: je m’ennuie à force de ne rien faire par flemme mais sans même en profiter pour faire des activités sympa autre que tourner en rond en me disant que je m’ennuie en culpabilisant de tourner en rond par flemme. Et si je travaillais plutôt? »

Du coup, j’ai travaillé trois jours consécutifs (matin ET après-midi)(quand la France récupérera son triple A, je la jouerai modeste mais il est évident que je n’y serai pas pour rien). Du coup, chaque jour vers 19h39, j’étais tellement fière de moi-même d’avoir si bien servi mon pays que je suis sortie pour fêter ça. Du coup aujourd’hui j’ai la gueule de bois et je ne sais plus du tout ce que j’avais prévu d’écrire.

Mais je réalise soudain que mon beau-frère a raison: c’est vrai que j’emploie beaucoup « du coup« .

Ca doit être pour me rassurer sur le rapport de causalité des événements de mon existence bordélique. Avec un simple « du coup », la moindre décision absurde semble le produit logique de l’équation. (Je vous conseille de lire cet article un peu rapidement, sans trop chercher la petite bête, il est évident que les métaphores vont y être bancales, les théories fumeuses et les explications capilotractées). Exemple:

Il pleuvait, du coup je suis restée chez moi, du coup j’ai fait des quenelles, du coup j’ai rappelé mon ex en attendant que ce soit cuit, il n’a pas répondu, du coup j’ai couché avec le fils de la voisine, du coup j’ai oublié ton chèque, forcément, mais du coup il reste de la tarte aux pommes. T’en veux?

(Oui, du coup,  je mets en page mais propres citations imaginaires comme si c’était des maximes de Larochefoucauld.)
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