C’est plus ce que c’était

Après des années de combat acharné, de tâtonnements, de reconversions professionnelles en tous genres, je me rends.

Ok, Papa, Maman, vous avez gagné, je vais perpétuer la tradition familiale, dûment nourrie depuis 3 générations et ENFIN rejoindre l’éducation nationale. De préférence comme prof de lettres, parce que je compte bien mettre à profit mes heures passées à lire Bridget Jones Zola et Racine, mon talent en orthographe (qui, en soi, n’est pas hyper commode pour briller dans les dîners), ma tendance à tout interpréter de manière compulsive. Cela étant, je précise en aparté que je ne veux pas devenir prof pour la planque, ni pour les vacances, ni même pour le salaire (qui, tout modeste qu’il soit, dépasse largement mes honoraires de littéraire dans le privé).

Nan, moi, ce que j’aime, c’est les ados. J’ai déjà expliqué ici que j’en étais toujours une, et que je compte bien le rester, mais vraiment, l’Ado me fascine, avec son ras-le-bol permanent, ses questions existentielles, sa gestion des hormones, le combiné rouge à lèvres + appareil dentaires ou gel dans les cheveux + caleçon pokémon. Bref.

Oui, je mets de mignons petits gifs animés en guise de pages pub' pour profiter de votre temps de cerveau disponible



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Je crois que je commence à devenir adulte

Il n’y a pas si longtemps, avec des amis, j’ai passé une soirée symptomatique de la connasse parisienne  qui traverse la Seine pour aller au théâââtre – soit un combo pièce à l’Odéon + buvage de coups dans une brasserie des beaux quartiers + retour en taxi (et après je m’étonne d’être toujours à découvert).

En éclusant des bières et des Irish Coffee, nous avons parlé du monde de l’enseignement et de la recherche, des étudiants mal dégrossis qui ont l’impression d’appartenir au monde des grands parce qu’ils vont au supermarché tous seuls et qu’ils ont 15h de cours par semaine où ils dissèquent Baudelaire/ la physique quantique/ les chevaliers de l’an 1000 au lac de Paladru (le tout en gueule de bois permanente) (pff, c’était bon la fac). Mon amie a conclu cette discussion en ces termes : Je crois que je commence à devenir adulte.

Vaste sujet.

En tant que jeunes urbains, nous sommes confrontés plus que quiconque au phénomène de l’adulescence, du Tanguisme, du syndrome de Peter Pan, tous ces concepts sociologiques qui peuvent se résumer par : le monde est pourri, profitons de la vie tant que possible. Profiter, mais de préférence sans contraintes horaires, donc sans boulot chiant, sans enfants, sans pavillon en banlieue avec portail automatique et labrador. Profiter, c’est-à-dire en faisant la fête, toujours, en vivant à fond ses passions, en roulant des pelles en soirée (ah vous faites pas ça vous ?), en étant désargenté parce que l’adulescence, ça vous coûte un bras en alcool et en week-end à la mer.
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