Je me suis fait virer par une actrice porno

Je sais ce que vous êtes en train de penser.

Entre le titre de cet article et celui du précédent, vous vous dites : ah ouais d’accord, encore un blog qui parle de Q pour attirer tous les pervers du web.


Eh bien pas du tout.

Primo, oui, nous sommes des 25-30 ans qui vivons en ville, à Paris qui plus est (capitale des Lumières, de Notwe-Dâme  et des sex-shop). Donc oui, nous répondons parfaitement au cliché des jeunes femmes urbaines branchées qui parlent de sexe comme de n’importe quel sujet de société, c’est à dire sans tabou et avec le plaisir d’aborder un débat piquant. On parle de sexe avec  véhémence, avec assurance aussi parce que sinon c’est pas crédible, avec des récits d’anecdotes un rien gênantes une fois sorties de leur contexte. Notons que lors des diners mondains, brailler  « le plan à 3, je sais pas, Michel est pas trop pour… », « Non mais chérie, tu ne peux pas comparer Jean-Claude au nouveau Rabbit, c’est pas loyal » est d’autant plus retentissant que le brouhaha ou la musique s’arrêtent pile à ce moment-là, selon ce bon vieux Murphy qui a décidément tout compris.

Secundo, il se trouve que nous attirons d’ores et déjà une nuée de pervers polymorphes et/ou d’ados prépubères qui atterrissent ici après des recherches Google qui nous laissent très pensives (et pour tout dire, un peu misanthropes).

Voici donc le top du top des requêtes qui ont abouti à nos pages, qui nous font glousser toutes les semaines et que je vous livre non sans un petit frisson de plaisir (avec copie d’écrans, sinon je sais que vous ne me croiriez pas)
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“Ouh la, t’as les yeux rouges!”

Après notre étude sémiologique sur les journées de David Guetta, voici le deuxième billet de la série:

Un problème de fond: un détail à la con.

« Solitude, peur, ego et société:

comment se faire bâcher en une seule  phrase. »

Dans un passé proche et néanmoins désuet, une mission drague se déroulait ainsi: un jeune damoiseau demande la permission au père d’une jouvencelle d’avoir l’obligeance de lui accorder l’honneur d’adresser la parole à l’élue de son coeur, à qui il n’a jamais parlé mais qu’il compte bien épouser.

Ma grand-mère par exemple, alors qu’elle n’était qu’une jeune innocente vierge de 19 ans, s’est faite plaquée sans plus de préambule par un inconnu derrière une porte, et il lui a fait… le baise-main! Puis l’a demandée en mariage. (Elle a dit non tout de même, on est pas si facile dans la famille, nonmého!)
Ah 1940, la belle époque que ce devait être! Il suffisait d’être bon-parti, de tomber au bon moment, et hop emballé c’était pesé. Pas besoin d’être original, spirituel, parfumé, de poser des questions pendant 3 heures  et de payer des mojitos.

Bob Sinclar: + 1 / David Guetta: 0

Et puis, avec la libération de la femme, l’évolution des moeurs, mai 68, l’individualisme galopant, la désertion des campagnes et la mauvaise image de la consanguinité, on s’est mis à choisir ses partenaires librement. Il a donc fallu apprendre à draguer, souvent, et à aborder les inconnu(e)s.

Aujourd’hui aussi certaines histoires démarrent brute de pomme sans préambule verbal. Un de mes amis témoigne: “Je matais un type sur le trottoir d’en face, il m’a regardé, on s’est fait un signe de tête, et puis voilà”. 15 secondes après et sans un mot échangé, bim, ils baisaient sous une porte-cochère. Eéééh ouais.
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