« Toi, t’es pas d’ici ! »

Une lectrice (ma seule lectrice, peut-être, qui sait?) me reproche le rythme -je cite- « indolent » de ce blog.

Tu as raison, lectrice et sache donc que je te présente mes excuses. Moi-même lectrice régulière de nombreux blogs, j’ai tendance à m’exaspérer quand je ne vois rien de nouveau pendant un mois et je me dis toujours « Non mais genre, il/elle est trop occupé(e) pour se targuer d’un petit post! Mon oeil! C’est juste un glandeur, ouais! Shné wexer*!« .

Donc si tu veux, écris-moi, et je t’enverrai avec joie les environ 52 textes que j’ai écrit depuis mon dernier post. En vérité, j’hésite juste tout le temps à publier ici d’autres trucs que des trucs écrits spécifiquement pour ici. (53ème texte du mois, vous excuserez qu’il y ait des phrases moches). Donc si tu veux un essai sur la condition des femmes auteures, la biographie en anglais d’une graphiste italienne, une nouvelle radiophonique sur la vie à la Défense ou une courte fiction mettant en scène des héros mythologiques dans une supérette, je me ferais une joie de t’abreuver de lecture.

Tout ça pour dire qu’en vrai je découvre justement ces temps-ci ce qu’est le contraire de l’indolence et ça me pose bien des questions. Le rythme auquel on choisit de vivre. Voilà une vaste question, isn’t it? Qu’est-ce qui nous conditionne ? Où est la limite entre ce qu’on choisit et ce qu’on subit? (ah oui, lectrice, j’ai aussi un opuscule lyrique de 48 pages dialoguées sur ces questions si tu y tiens)(avec même une intervention de BHL)(je ne comprends vraiment pas pourquoi je ne trouve pas d’éditeurs)(les gens sont si frileux).

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« Et sinon, t’as pas un sujet encore plus glauque? »

Le printemps étant enfin revenu, les terrasses étant à nouveau chauffées par les rayons écologiques du Soleil plutôt que par ces saloperies à gaz, les parisiennes ayant ressorti leur collec de chaussures à brides, leurs robes Belle-des-Champs et leurs lunettes laser pour médire en toute discrétion sur les pauvres touristes qui arpentent en marcel les ruelles embouteillées de notre belle capitale, les invitations à pic-niquer dans les étendues sauvages des Buttes-Chaumont se multipliant au point qu’on sait bien qu’on finira collés à un groupe de jeunes qu’on méprise mais qui nous ressemble, bref, le Monde étant redevenu soudain souriant et amical, je propose de parler des camps de concentration.

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Parmi le lot d’expériences toujours surprenantes et toujours légèrement WTF qui jalonnent ma vie professionnelle, ce mois d’avril fut surtout marqué donc par un séjour inattendu -imputable au renvoi d’une pauvrette de stagiaire- vers, donc, un camp de la Mort. Non, ce n’est pas une métaphore tordue pour parler en fait d’un truc fun, vraiment, je m’apprête à vous faire un post sur le nazisme. You welcome. Lire la suite « « Et sinon, t’as pas un sujet encore plus glauque? » »